Tunisie : Marzouki appelle à la fin des violences

Moncef Marzouki, malheureux candidat à la Présidentielle, a appelé à la fin des violences dans le sud du pays. Ces heurts ont suivi l’annonce de la victoire de son rival Béji Caïd Essebsi.

La tension est toujours vive en Tunisie après l’annonce de la victoire de Béji Caïd Essebsi à la Présidentielle. Le Président tunisien sortant, Moncef Marzouki, a lancé, ce mercredi, un appel au calme après des violences, notamment dans le sud du pays. Ces violences ont suivi l’annonce de la victoire de son rival Béji Caïd Essebsi à l’élection présidentielle. « Je m’adresse à mes proches dans le sud, en particulier dans le gouvernorat de Kébili dont je suis originaire, pour leur dire ma demande pressante d’arrêter les mouvements de protestations par amour pour la Tunisie », a déclaré Moncel Marzouki, dans une brève allocution enregistrée et publiée sur la page Facebook officielle de la présidence de la République.

Des violence ont éclaté dans le sud dès la revendication de la victoire par l’équipe de Béji Caïd Essebsi à l’issue du second tour de la Présidentielle, dimanche soir. A El Hamma où deux postes de police ont été incendiés, des heurts se sont de nouveau produits, notamment dans la localité de Souk Lahad, à Kébili, où des protestataires ont mis le feu au poste de la Garde nationale (gendarmerie) ainsi qu’au siège de la délégation (sous-préfecture), selon le ministère de l’Intérieur.

De même, à Zidi Bouzid, le berceau de la révolution, dans la nuit de mardi à mercredi, des manifestants ont aussi bloqué la route devant le siège local de l’instance électorale et mis le feu à des pneus, selon l’AFP sur place. Preuve que la tension est toujours palpable en Tunisie. Plus de quatre ans après la chute de Ben Ali, la Tunisie tourne une nouvelle page de son histoire avec l’élection de Béji Caïd Essebsi, premier Président élu démocratiquement après la révolution. De nombreux défis attendent le nouveau président qui doit s’atteler à former un nouveau gouvernement et redresser l’économie.

Sans compter les problèmes sécuritaires à résoudre. Depuis la chute de l’ancien régime, la Tunisie est en proie à de nombreux groupes armés qui s’en prennent régulièrement aux forces de sécurité.