Tunisie : les affrontements entre militaires et terroristes se poursuivent

L’explosion d’une mine au Mont-Chambi, ce lundi 6 mai, dans la frontière avec l’Algérie, a fait deux blessés parmi les militaires tunisiens qui se livrent, depuis plusieurs jours, à un violent affrontement avec des groupes islamistes.

Une explosion d’une mine sur le Mont-Chambi, ce lundi 6 mai près de la frontière avec l’Algérie, a fait deux blessés parmi les militaires tunisiens. « L’un a eu la jambe arrachée et l’autre est blessé à l’œil », indique un médecin de l’hôpital de Kasserine, à quelques kilomètres du Mont-Chaambi. Un endroit miné par des engins artisanaux qui ont blessé une dizaine de gardes nationaux et de militaires depuis lundi dernier.

Cette explosion intervient quelques semaines après que des groupuscules terroristes retranchés au Mont-Chambi continuent de semer le trouble dans la frontière avec l’Algérie. Une partie où les mouvements terroristes pullulent ces dernières années.

Pourtant, jeudi dernier, l’armée tunisienne avait déclaré prendre le contrôle de la situation. Une affirmation démentie plus tard par le ministère tunisien de l’Intérieur qui a reconnu samedi avoir perdu la trace des combattants. Des combattants dont le nombre est estimé à une vingtaine d’individus.

« L’armée poursuit le bras de fer »

Cependant, les forces de l’ordre ne lâchent rien. Elles poursuivent leurs bras de fer avec les groupes terroristes et ont réussi à accéder il y a quatre jours à l’une de leur cachette. L’armée avait réussi à mettre la main sur des lampes électriques et quelques munitions. Des lettres faisant état des intentions terroristes qui proclament que la Tunisie est terre de Jihad ont également été trouvées.

La Tunisie n’est pas seule dans cette lutte contre le terrorisme qui est menée au côté de ses frontières. Elle est assistée par son voisin algérien. Même si ce dernier n’intervient que dans la partie d’investigations et de renseignements.

Le pays serait, depuis la chute du régime de Ben Ali, un nouveau bastion du terrorisme islamiste. En mars dernier, les salafistes tunisiens avaient annoncé qu’ils prêtaient allégeance à Al-Qaïda et affirmé accepter l’appel à la guerre sainte lancée par l’organisation.

Le conflit armé au nord-Mali et celui de la Libye qui a mené à la chute de Mouammar Kadhafi ont multiplié le trafic d’armes dans la région. Ce qui rend de plus en plus compliqué le travail du gouvernement de Moncef Marzouki à rétablir l’ordre et la sécurité.