Tunisie : les 12 bébés espérés n’étaient qu’une grossesse nerveuse

Une Tunisienne a fait passer sa grossesse nerveuse pour un évènement insolite. La jeune femme avait confié à la presse qu’elle portait 12 embryons. Le ministère tunisien de la santé a levé ce jeudi le pot-aux-roses mais la fausse information avait déjà fait le tour du monde.

Une simple grossesse nerveuse. Réputé sérieux, le quotidien tunisien arabophone Assabah avait rapporté mardi l’information selon laquelle une Tunisienne attendait 12 enfants : 6 filles et 6 garçons. Elle aurait pulvérisé le record du monde en la matière même si, selon les spécialistes, tous les fœtus n’auraient pas pu survivre. Le scoop a ainsi été repris par plusieurs journaux nationaux et étrangers. De même, le caractère inédit de l’information dans un pays, qui pratique la limitation des naissances, a conduit le ministère tunisien de la Santé à s’intéresser au cas de la parturiente originaire de Gafsa, ville située à 400 km au Sud de la capitale, Tunis. Elle serait âgée de 34 et institutrice. Mais cette dernière a refusé de se soumettre aux examens médicaux censés se dérouler à Tunis. Une ambulance avait été dépêchée ce jeudi auprès de la jeune femme.

Douze bébés imaginaires

Les autorités sanitaires, qui voulaient prendre en charge l’exceptionnelle grossesse, se sont tout de même rendu compte qu’il s’agissait d’une supercherie. « Notre personnel l’a longuement interviewée et sa grossesse apparaît comme tout droit sortie de son imagination. Elle prétend être enceinte de neuf mois de six garçons et six filles mais il n’y a absolument rien physiquement qui indique un tel état », a indiqué le porte-parole du ministère de la Santé. Compte tenu du fait qu’il s’agisse d’une grossesse nerveuse – la patiente présente tous les signes d’une grossesse mais celle-ci n’est pas réelle-, la complicité de sa famille semble difficile à établir. Le mari de l’enseignante avait déclaré à la presse que son épouse attendait « avec impatience de les voir tous les douze (bébes) gigotant en bonne santé entre ses mains ». Mais certains accusent la famille d’avoir voulu tirer profit de la situation, par exemple en tentant de monnayer les entretiens de la future fausse maman.