Tunisie : Le gouvernement Jomaâ a officiellement pris fonctions

Le nouveau gouvernement de Mehdi Jomaâ a été officiellement investi ce mercredi 29 janvier. La cérémonie de passation des pouvoirs entre Ali Larayedh et Mehdi Jomaâ a eu lieu en fin de matinée, à Dar Dhiaffa à Carthage.

« Le seul message que j’ai à transmettre est qu’il faut que l’on commence maintenant le travail et l’action. Il faut que l’on restitue le respect total à l’Etat, dans ses institutions, ses lois et ses règles (…) ». Ces propos sont de Mehdi Jomaâ dont le nouveau gouvernement a été officiellement investi ce mercredi 29 janvier 2014.

La cérémonie de passation des pouvoirs entre Ali Larayedh et Mehdi Jomaâ a eu lieu en fin de matinée, à Dar Dhiaffa à Carthage, devant le gouvernement sortant, et le nouveau gouvernement, les membres du quartet et plusieurs personnalités publiques. Dans son allocution, Ali Larayedh a plaidé pour « une unité nationale forte », exhortant à réhabiliter « les valeurs du travail, de la science et de la morale, sans lesquelles, on en pourra créer la richesse ». Il a souhaité le succès au nouveau gouvernement. Il s’est dit confiant de sa réussite, avec la conjugaison de ses efforts, et l’unité autour de lui.

De son côté Mehdi Jomaâ n’a pas tari d’éloges son prédécesseur. « J’ai appris de lui le calme (…). Nous ne mettons pas beaucoup de temps pour nous comprendre, parce que c’est un homme de logique. Mehdi Jomaâ a félicité les Tunisiens pour « les importantes réalisations accomplies dans les différents processus, dont la constitution et l’avènement d’un gouvernement provisoire, dont la date de péremption est la fin de 2104 (…). Après cette date, il ne sera plus consommable », a-t-il indiqué, disant attendre du président de l’ISIE la fixation d’une date précise des élections.

Jomaâ a en outre déclaré que son gouvernement est « conscient des grands défis et difficultés, qu’il sera capable de relever grâce à la cohésion des Tunisiens ». Il s’est félicité que « la Tunisie soit parvenue à préserver la légitimité électorale et de la conforter avec une légitimité du consensus et du dialogue ».