Tunisie: l’adoption de la Constitution sur fond de polémique

Ce vendredi, la Constituante tunisienne a lancé la procédure d’adoption de la Constitution et compte l’achever avant le 14 janvier, date qui coïncidera avec le troisième anniversaire de la révolution à l’origine du Printemps arabe. La situation chaotique a contraint le président de la Constituante à reporter la poursuite de l’examen du préambule.

L’Assemblée Constituante tunisienne a lancé, ce vendredi, la procédure d’adoption de la Constitution et compte l’achever avant le 14 janvier, date qui coïncidera avec le troisième anniversaire de la révolution à l’origine du Printemps arabe. Cela va dans le sens de doter le pays d’institutions pérennes.

Pourtant, tout était bien parti puisque dans la matinée de vendredi, les députés ont approuvé le titre de « Constitution de la République tunisienne » puis trois paragraphes de son préambule qui évoque notamment « la fierté au sujet de la lutte de notre peuple pour accéder à l’indépendance (…) et par la suite, pour se débarrasser de la tyrannie » ou encore « l’attachement de notre peuple aux enseignements de l’islam », relève l’AFP qui souligne l’interruption des discussions « à de multiples reprises en raison de désaccords sur les procédures et de disputes de députés sur la forme des débats et l’interprétation du texte ».

Sauf que cette séance ouverte vendredi matin vers 10h30, a été, selon l’AFP, si chaotique qu’à 23h00 locales (22h00 GMT), la poursuite de l’examen du préambule, un texte d’une demi-douzaine de paragraphes, a été reportée à ce samedi matin.

Avant de prendre la décision d’ajourner la séance à ce samedi 08h00 GMT, face à une énième polémique, le président de l’Assemblée, Mustapha Ben Jaafar, a demandé aux élus de se « respecter les uns les autres pour le bon déroulement de la séance (…) », et d’ « évitez de (se) lancer des accusations ».