Tunisie : Ennahda fragilisée par le départ de l’ex-Premier ministre Hamadi Jebali

Plus rien ne va au parti Ennahda, en Tunisie. L’ex-Premier ministre tunisien par ailleurs ancien Secrétaire général d’Ennahda, Hamadi Jebali, a annoncé qu’il quittait le parti qui se trouve ainsi fragilisé.

A quelques jours du second tour de la Présidentielle, le parti Ennahda, qui ne présente aucun candidat à l’élection, vient de perdre l’un de ses piliers. L’ex-Secrétaire général Hamadi Jebali a quitté le parti. Dans un communiqué publié jeudi, il a fait part des raisons de son départ. Pour lui, « après une période de réflexion, j’ai décidé de me retirer d’Ennahda ».

Un parti fragilisé ?

Arrivé au sein du parti en 1970, Hamadi Jebali a lutté durant de nombreuses années contre le régime de Ben Ali. Une lutte qui lui a valu la prison. Durant la révolution, Hamadi Jebali quitte son poste de Premier ministre sous la contrainte d’Ennahda. Il avait à l’époque proposé de former un gouvernement de technocrates, une proposition rejetée par son parti.

Il craint que la Tunisie se trouve face à un nouveau risque de tyrannie et de corruption. C’est sans doute l’une des raisons qu’il l’ont poussé à quitter sont parti. « J’ai choisi d’être parmi les militants désireux de faire triompher le chemin de la révolution pacifique. Cette position, j’ai une grande difficulté à y être fidèle dans le cadre du mouvement Ennahda, aujourd’hui. Je ne me retrouve plus dans (ces) choix », rapporte France 24.

Ennahda, vaincu aux élections législatives d’octobre dernier, semble désormais fragilisé avec la perte de Hamadi Jebali. A l’approche du second tour de la Présidentielle qui opposera, le 21 décembre, le Président sortant Moncef Marzouki au candidat de Nidaa Tounès Beji Caïd Essebsi, le parti Ennahda va-t-il y jouer un rôle ?