Tunisie : enlevé par des terroristes, un berger retrouvé mort à Kasserine


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Le cadavre d’un berger, enlevé dimanche par des hommes armés affiliés à des terroristes, a été retrouvé, mardi, à Kasserine, dans le centre-ouest du pays. Il s’agit du premier enlèvement d’un civil revendiqué par les terroristes.

Le terrorisme continue de faire des victimes en Tunisie. Le corps sans vie d’un berger tunisien, du nom de Nejib Guesmi, qui avait été enlevé dimanche par des terroristes retranchés dans la région de Kasserine, dans le centre-ouest, a été découvert, ce mardi 13 octobre 2015, a indiqué le porte-parole du ministère de la Défense, Belhassan Oueslati. Selon lui, « vers 15H10 (14H10 GMT), dans le cadre de l’opération de recherches, le berger enlevé dimanche a été retrouvé mort, sur le mont Sammama, avec un impact de balle au niveau de la tête ».

Se confiant à la radio Jawhara FM, le porte-parole du ministère de la Défense a précisé que la dépouille de Nejib Guesmi, trentenaire originaire du village de Sidi al-Harrath, a été transportée à l’hôpital de Kasserine pour autopsie. Elle a été identifiée par son père. En Tunisie, cette situation est inédite. Il s’agit du premier enlèvement d’un civil revendiqué par des terroristes.

Il faut dire que depuis la chute de l’ancien dirigeant tunisien Ben Ali, en janvier 2011, la Tunisie fait face à une recrudescence d’attaques terroristes. Les touristes occidentaux son particulièrement touchés par ces attentats meurtriers. L’attentat du musée du Bardo puis l’attaque de Sousse sont encore dans tous les esprits en effet tant ils ont été sanglants. Pas moins de 59 touristes et des dizaines de militaires, policiers et gendarmes, ont péri dans ces attaques.

La montée du terrorisme met ce pays d’Afrique du Nord dans une mauvaise posture. Le tourisme s’est effondré, fragilisant davantage l’économie tunisienne déjà souffrante. Depuis les attentats de Sousse, en juillet dernier, la Tunisie a perdu un million de touristes, alors que le secteur représente plus de 7,4% du Produit intérieur brut (PIB). Le ministère du Tourisme, qui a donné plusieurs conférences de presse sur la question, ne cache pas son inquiétude face à la situation et tire la sonnette d’alarme.

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