Tunisie : des inconnus à moto abattent un policier près de Sousse

Un policier tunisien a été abattu par deux inconnus à moto, ce mercredi, près de la ville de Sousse, au centre de la Tunisie.

Deux mois après l’attaque sanglante sur la plage de Sousse en Tunisie, la ville refait à nouveau parler d’elle. En effet, ce mercredi 19 août 2015, des inconnus à moto ont abattu un policier près de la ville de Sousse au centre du pays. Pour l’heure, on ignore s’il s’agit d’une attaque terroriste. Selon le secrétaire d’Etat chargé de la sûreté nationale Rafik Shelly, « des inconnus ont tiré sur trois policiers qui étaient sur une route, l’un deux a été touché, il est décédé à l’hôpital ». Une enquête a immédiatement été ouverte. Les deux autres policiers n’ont pas été blessés. Les forces de l’ordre du pays recherchent activement les assaillants qui ont pris la fuite.

Cette attaque intervient seulement deux mois après l’attentat sur une plage de Sousse commise par Seifeddine Rezgui, qui a tué 38 personnes dont 30 Britanniques. En mars dernier, le musée Bardo à Tunis a aussi été la cible d’une attaque qui a coûté la vie à 22 personnes. Depuis ces attaques, la Tunisie a renforcé sa sécurité avec l’instauration d’un état d’urgence qui donne plus de pouvoir aux forces de l’ordre. Par ailleurs, elle a adopté une nouvelle loi antiterroriste afin de faire face aux attaques terroristes.

Pour renforcer la sécurité du pays, trois étudiants tunisiens ont créé une nouvelle application pour Smartphone, Edder3, qui permet de signaler des actes liés au terrorisme. L’objectif pour ces trois jeunes étudiants est « de dénoncer pour protéger ». Après l’instauration de l’état d’urgence, la construction d’un mur à la frontière libyenne, la Tunisie, via internet, crée ainsi un nouveau moyen d’assurer sa sécurité face aux menaces terroristes.

La recrudescence de ces attaques ont porté un coup très dur au tourisme en Tunisie, qui représente 10% du produit intérieur brut. En pleine saison estivale, les plages du pays sont désertes du fait que les touristes ont annulé leurs voyages, craignant de nouveaux attentats. Seuls les Algériens, en signe de solidarité, se sont rendus en masse en Tunisie.