Tunisie : chef djihadiste abattu par la police, ce que l’on sait

La police tunisienne a abattu, vendredi, l’un des djihadistes les plus recherchés par les services de sécurité. Il s’agit de Mourad Gharsalli, un des dirigeants de la branche d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).

Gros coup réalisé par la police tunisienne qui a abattu, vendredi 10 juillet 2015, l’un des djihadistes les plus recherchés de ce pays d’Afrique du Nord, en la personne de Mourad Gharsalli, un Tunisien de 32 ans, était l’un des dirigeants d’une branche d’Al-Qaïda au Maghreb islamique, « Phalange Okba Ibn Nafaa ». L’information a été donnée, ce samedi, par le porte-parole de la présidence de la République.

Ce samedi 11 juillet 2015, Moez Sinaoui, le porte-parole du Président tunisien, Béji Caïd Essebsi, a publié sur son compte Twitter que « le rapport de l’analyse de l’ADN vient juste de confirmer que Mourad Gharsalli a été abattu ». Vendredi, le ministère tunisien de l’Intérieur avait indiqué que, lors d’une opération menée par les forces de l’ordre, cinq éléments extrémistes avaient été tués à Jebel Orbata.

Les autorités tunisiennes ont en outre indiqué que ce groupe est responsable de l’attentat contre le musée du Bardo, perpétré le 18 mars dernier, et qui a coûté la vie à 22 personnes dont 21 touristes. Toutefois, cette attaque du musée avait été revendiquée par l’organisation État islamique.

La Tunisie traverse une période difficile pour sa population et son économie, notamment avec les récents attentats. D’abord celui contre le musée du Bardo qui a fait 22 morts, ensuite celui contre une plage de Sousse ayant coûté la vie à au moins 38 personnes, principalement des Britanniques. Ce qui a d’ailleurs poussé la Grande Bretagne a demandé à ses ressortissants d’évacuer ce pays d’Afrique du Nord.

D’ailleurs le Danemark a suivi les pas de l’Angleterre en demandant à ses citoyens de quitter la Tunisie, moralement et économiquement atteinte suite à cette série de violences sur son sol.