Tunisie : 110 membres des forces de l’ordre en lien avec le terrorisme limogés

Cent-dix membres des forces de l’ordre en Tunisie ont été limogés, ces derniers mois pour cause de liens présumés avec le terrorisme, a annoncé un responsable du ministère de l’Intérieur.

Depuis les attentats du musée Bardo et d’une plage à Sousse, la Tunisie redouble de vigilance par crainte de nouvelles attaques. Cent-dix membres des forces de l’ordre tunisiennes ont été limogés au cours de ces derniers mois en raison de liens présumés avec des groupes terroristes. L’annonce a été faite, ce mercredi 16 septembre 2015, par Walid Louguini, responsable du ministère de l’Intérieur.

Ces membres des forces de l’ordre sont issus de la police, de la Garde nationale, de l’armée et de la douane, précise Walid Louguini. Leur révocation s’est faite après de multiples enquêtes depuis le début de l’année. « Leur limogeage est lié à des soupçons très sérieux d’appartenance à des organisations terroristes ou à leur sympathie pour de tels mouvements, ainsi que pour activités de contrebande et abus de pouvoir ».

Un chiffre qui avait déjà été annoncé lundi par Taoufik Bouaoun, un haut responsable du ministère. Parmi eux, certains vont être jugés, d’autres font toujours l’objet d’une enquête, a précisé Taoufik Bouaoun. Ce dernier remet en cause certaines nominations qui n’ont pas été faite dans les règles. « Certaines nominations n’avaient pas été soumises aux critères sécuritaires, à savoir qu’il y a une enquête de sécurité qui se fait au niveau du poste de police du quartier et qui n’a pas été faite », a-t-il expliqué.

Taoufik Bouaoun est par ailleurs revenu sur l’éventuelle existence d’une police parallèle au moment où le parti islamique Ennahda était au pouvoir. Il a précisé que cette police n’a jamais existé, démentant les propos de nombreux responsables syndicaux.

Depuis 2011, la Tunisie fait face à une montée du terrorisme qui a atteint son paroxysme avec l’attentat du musée Bardo, en mars dernier, qui a coûté la vie à 22 personnes puis à celle de juin dernier à Sousse où 38 touristes ont perdu la vie.