Tunis et Abidjan rêvent de Séoul

La route vers Séoul passe inéluctablement par Tunis. Et par une victoire. Les Eléphants ivoiriens et les Aigles de Carthage n’ont pas le droit à l’erreur. S’ils veulent voir le pays au Soleil levant, il faut impérativement une victoire. L’une des deux équipes dira adieu à la Coupe du monde 2002.

Explosif. Bakayoko contre Selimi. Ce n’est pas un match de boxe mais un affrontement footbalistique entre Tunisiens et Ivoiriens pour la qualification à la Coupe du monde 2002 qui se déroulera en Corée du Sud et au Japon. L’une des deux équipes restera sur le tapis, sur le gazon. Les Tunisiens qui jouissent du double avantage d’avoir ramené le nul d’Abidjan et de recevoir les Eléphants chez eux partent pourtant avec un grand handicap. L’infirmerie du onze tunisien affiche complet. Sa défense se retrouve sans son repère Jaïdi qui devrait être remplacé par Trabelsi ou Marzouki. Rude tâche que de stopper le Marseillais Ibrahima Bakayoko, le poison de toutes les défenses. Car, le grand danger pour les coéquipiers d’El Ouaer sera l’attaque ivoirienne qui déstabilise tous ses adversaires par sa technicité, sa rapidité et par la grande imagination de son entre jeu. Les Eléphants possèdent plusieurs schémas de jeu et plusieurs stratégies, et passent rapidement de l’un à l’autre.

Une victoire nommée Carthage

Le stade El Menzah vibrera ce dimanche à 18 heures. Les poulains de Krautzen auront à coeur de faire plaisir à leur public. Après leur regroupement en Italie et à l’Ile de la Réunion, les Tunisiens semblent prêts à se lancer dans l’aventure. L’entraîneur peut garder le schéma tactique, à vocation défensif, 5-3-2, qui lui a réussi contre Madagascar (2-0) mais il se résoudrait alors à laisser les Ivoiriens mener le jeu. Ou alors revenir au jeu classique tunisien, 4-4-2, avec un milieu de terrain offensif…et prendre le risque aussi de voir la défense très vite submergée.

Les Eléphants, eux, ont pour seule devise l’attaque. Attaquer encore et encore. Il est vrai que leur potentiel est très riche. Dimanche, nous assisterons ainsi à une finale avant l’heure.