Troisième Tour cycliste du Cameroun

Après de longs atermoiements, la Fédération camerounaise de cyclisme (Fécacyclisme) a finalement annoncé la date de la troisième édition du Tour du Cameroun. Le rendez-vous est fixé au 26 février prochain au parc de Waza (extrême Nord du Cameroun). Interview de M. Fabien Ateba, vice-président de la Fécacyclisme.

Par Sandrine Desroses

La troisième édition du tour cycliste international du Cameroun est aura bel et bien lieu. Les premiers coups de pédales sont prévus pour le 26 février prochain. Jusqu’alors, des questions d’ordre financier empêchaient les organisateurs de la course de se prononcer quant à sa date de lancement. Rien de changé par rapport à l’année précédente : la compétition comptera douze étapes auxquelles participeront pas moins de 132 coureurs, toutes nationalités confondues, affiliés à l’Union Cycliste internationale (UCI). Un parcours raccourci par rapport à l’année dernière, passant de 1 611km à 1 500 km, mais pas plus facile pour autant.

Afrik.com : La presse camerounaise fait état d’un problème de disponibilité des fonds pour boucler le budget du Tour 2005, retardant la date de lancement de l’événement. Est-ce toujours d’actualité?

Fabien Ateba :
La question du financement de la course est en cours de résolution. Nous avons saisi le gouvernement et avons réussi à obtenir des sponsors. Quoi qu’il en soit, je vous confirme le lancement de la troisième édition du Tour du Cameroun prévu pour la fin de la semaine, le 26 février. La course partira du parc de Waza à l’extrême Nord du pays, à quelques kilomètres du Tchad.

Afrik.com : Combien de nationalités seront représentées dans la compétition ?

Fabien Ateba :
Parmi les coureurs figureront des Européens en provenance de Paris pour la plupart (80 coureurs en provenance de Paris, répartis en 11 équipes, avec cinq à six équipes françaises). Il y aura également huit équipes africaines qui viendront représenter le Gabon, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Mali, le Bénin, le Togo, le Sénégal ainsi que la Guinée Conakry. Par ailleurs, trois équipes nationales entreront en lice lors de cette édition.

Afrik.com : Pourquoi avoir fait le choix de raccourcir le parcours cette année ?

Fabien Ateba :
Cette année, en effet, le kilométrage de la course a été revu à la baisse, passant de 1 611 km l’année dernière à 1 500 km pour l’édition 2005. Ce choix résulte d’un constat concernant l’état de la route anciennement empruntée par les coureurs. La route étant dégradée, nous avons choisi d’opérer une déviation, mais autrement, il n’y a pas d’autre modifications à signaler sur le parcours de la compétition.

Afrik.com : Quelles seront les difficultés majeures que les coureurs auront l’occasion de rencontrer ?

Fabien Ateba :
Ici au Cameroun, nous avons un relief similaire à celui de la France. Il y a une alternance entre les zones de plat, de montée et de descente. Ainsi les coureurs vont démarrer la course par du plat, au Nord du Cameroun, puis ils entameront les côtes dans l’ouest. La difficulté principale sera la montée des deux côtes de catégorie 2 dans une seule et même étape. Il y aura donc plus de montées lors de cette étape.

Afrik.com : Quelles différences pourra-t-on observer, cette année, par rapport aux précédentes éditions, tant sur le plan de l’organisation que du déroulement de la course?

Fabien Ateba :
Cette année, nous avons un classement à 2.5 de la course, ce qui permettra aux néo-pros de venir concourir au Cameroun. Il y a également une amélioration notable au niveau de notre partenaire GSO, Grandjean Sport Organisation, une société française qui s’occupe de l’animation pour le Tour : la radio et la photo finish. Cette société est toujours présente dès qu’il s’agit d’animer des compétitions internationales telles que le Tour du Cameroun.

Afrik.com : Combien de catégories comptera le Tour ?

Fabien Ateba :
Au Cameroun, les cyclistes concourent principalement dans la catégorie amateurs. Et il faut savoir que cette catégorie regroupe juniors et seniors. Nous n’admettons que ces deux catégories dans la compétition.

Afrik.com : Le comité d’organisation de la course a-t-il pris des mesures particulières en matière de lutte contre le dopage?

Fabien Ateba :
Tout à fait. Nous avons saisi le comité national olympique camerounais pour soumettre les coureurs à des tests inopinés. Nous avons également fait appel à des médecins qui pourront participer à cette lutte contre le dopage des coureurs.