Tripoli sur tatami

Retour sur les Championnats d’Afrique de judo, accueillis la semaine dernière par la Libye (une première) et dominés par les judokas algériens.

Du 5 au 9 novembre derniers, Tripoli accueillait les Championnats d’Afrique de judo. Une première pour la capitale de la Jamahiriya arabe libyenne. A cette occasion, le colonel Muammar Kadhafi a reçu les judokas venant de treize pays d’Afrique dans sa résidence de Bab Al-Aziza, au coeur de la capitale, qui avait été bombardée en 1986 par les Etats-Unis.

Malgré une faible participation – sur les 44 nations affiliées à l’Union Africaine de Judo (UAJ), 13 seulement ont fait le déplacement – Omar Danga Loum, secrétaire général de l’UAJ, affirme que  » les Libyens qui accueillaient ces championnats pour la première fois ont largement été à la hauteur avec des moyens suffisants à tout point de vue « .

Adversaire de poids

Côté compétition, c’est l’Algérie qui est arrivée en tête de cette 23ème édition. Avec huit médailles d’or (six chez les hommes, deux chez les dames) sur les seize attribuées et quatre médailles d’argent, elle devance de très loin les autres pays. La Tunisie s’est assurée une seconde place avec trois médailles d’or, trois d’argent et sept de bronze. Vient ensuite l’Egypte avec deux médailles d’or, quatre d’argent et six de bronze. Du côté des pays d’Afrique noire, seule la Côte d’Ivoire s’est démarquée avec deux médaillées d’or, le Sénégal se contentant de deux médaillées de bronze.

Le Burkina Faso, le Cameroun, le Gabon, la Libye, le Mali, le Maroc, le Nigeria et la Zambie sont repartis bredouilles. Enfin, un nom a dominé le tournoi chez les dames, celui de Samah Ramadan, l’Egyptienne double médaillée d’or chez les plus de 78 kg et toutes catégories. Avec ses 169 kg de muscles et son mètre 85, elle fait une adversaire de poids sur les tatamis africains.