Tremblement de terre en Guadeloupe

La Guadeloupe a été frappée, dans la matinée de dimanche dernier, par un séisme de 6.3 sur l’échelle de Richter. La zone de Basse Terre est la principale touchée par ce tremblement de terre. Les dégâts matériels sont très importants. Le bilan humain fait état d’un mort et de quelques blessés.

Par Badara Diouf

L’île de la Guadeloupe a été secouée et réveillée, dimanche à 7h50, par un séisme évalué à 6.3 sur l’échelle de Richter. Les communes les plus touchées sont celles de Trois Rivières, Capesterre Belle-Eau et de Terre De Bas. Une cellule de crise pour venir en aide aux habitants a été mise en place par les autorités françaises. Les premiers secours s’organisent. « Sur le plan humain, le tremblement de terre a provoqué la mort d’une fillette de trois ans et on compte quatre blessés évacués d’urgence par les services du SAMU (Service d’aide médicale d’urgence, ndlr) de Pointe à Pitre. Une vingtaine de maisons ont été détruites. Des tentes ont été installées par les militaires français, épaulés par un effectif médical pour aider psychologiquement les victimes post-traumatiques. Le nombre de sinistrés devant bénéficier de cette aide devrait avoisiner les 400 personnes. La situation sismique reste stable, d’après les experts en sismologie présents dans l’île. D’autre part la solidarité insulaire a beaucoup facilité le travail des secours », rapporte le docteur Etchepare, adjoint au SAMU de la Guadeloupe.

La pluie comme facteur aggravant

Sur le plan matériel, les dégâts sont très importants : routes coupées du fait des glissements de terrain, le réseau téléphonique semble pour le moment intacte, mais beaucoup de foyers restent sans électricité. A Terre De Bas, 70% du réseau électrique est hors d’usage. Dans cette même commune, un collège de construction récente et un immeuble de gendarmerie, répondant aux critères anti-sismiques servent d’abri pour les habitants. Les écoles sont restées fermées en attendant un retour à la normale.

Pour Monsieur Labiny, directeur général des services adjoints d’une commune de l’île, qui est allé recenser les dégâts causés par le séisme, les pluies qui sont tombées depuis jeudi dernier sur l’archipel n’ont fait qu’accentuer la gravité de la situation en provoquant des coulées de boues et en rendant les routes impraticables. « Le centre ville est désert, les parents sont restés pour la plupart auprès de leurs enfants à cause de la fermeture des écoles », ajoute t-il. Pour monsieur Martol, père de famille vivant à Pointe-à-Pitre, dans la commune de Terre De Haut, la pluie a crée plus de peur dans les esprits que le tremblement de terre lui-même. Néanmoins, la situation semble stable et les Guadeloupéens composent tant bien que mal avec le drame en attendant que la vie quotidienne reprenne comme avant.