Tout sur Thomas Sankara

Thomas Sankara restera à jamais l’une des figures emblématiques de la politique africaine. Le mythe qui s’est créé autour de l’homme d’Etat burkinabé a encore de beaux jours devant lui. Thomas Sankara website se charge d’entretenir la flamme sur le Net.

« La patrie ou la mort, nous vaincrons. » Cette célèbre phrase de Thomas Isidore Sankara, le mythique chef d’Etat burkinabé assassiné en 1987, vous la retrouverez parmi tant d’autres sur le site qui lui est consacré. Thomas Sankara website est une véritable mine d’informations sur le charismatique homme politique africain. Bien documenté et bien illustré – albums-photos en prime -, il permettra à ceux qui ne connaissent pas (encore) l’homme d’en apprendre un peu plus sur lui à travers ses discours politiques, ses entretiens à la presse et les œuvres culturelles qu’il a inspirées. Notamment deux œuvres théâtrales peu connues.

Découvrir d’autres visages de Sankara

L’une est une pièce, créée en 1998 à Ouagadougou, intitulée Sankara et Mitterand dans laquelle le dramaturge français Jacques Jouet met en scène une discussion imaginaire entre les deux chefs d’Etats. L’autre est « une parabole villageoise » du Tchadien Koulsy Lamko qui retrace la vie de Sankara. On retrouve aussi un savoureux entretien accordé à l’hebdomadaire Jeune Afrique en 1983, où le militaire n’est pas très tendre avec la littérature africaine en exil. Sur le site, il est aussi question du combat de sa famille, dont les avocats ont relancé, en mai dernier, la procédure judiciaire visant à faire la lumière sur sa mort.

Cette escapade virtuelle dans la vie du révolutionnaire de Yako – c’est là qu’il est né le 21 décembre 1949 – est l’œuvre d’un certain M. X, qui se décrit comme un jeune Burkinabé passionné par Thomas Sankara, et de Bruno Jaffré, auteur de plusieurs biographies sur l’homme d’Etat. Les deux chevilles ouvrières de ce site ne manquent pourtant pas de lancer un appel à toutes les personnes susceptibles de l’enrichir bien qu’il semble déjà très complet. Dommage que l’information ne soit pas plus mise en valeur pas une charte graphique moins minimaliste. L’idole des jeunes Africains, encore célébrée lors d’un dernier Forum social polycentrique de Bamako qui s’est tenu en janvier dernier au Mali, mérite beaucoup mieux. Avis aux infographistes révolutionnaires !

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