Tour du Faso : Mickaël Schnell remporte la deuxième étape

Le Camerounais Joseph Sanda s’est emparé jeudi du maillot jaune du Tour du burkina Faso, avec une seconde d’avance sur Abdul Wahab Sawadogo, le vainqueur 2004. La victoire de l’une des étapes offrant le pus de dénivelé est revenue au français Mickaël Schnell.

Mickaël Schnell n’a pas la réputation d’être un grimpeur, et encore moins d’être à l’aise sous le cagnard. C’est pourtant lui qui s’est imposé dans la longue étape menant de Pa à Goua et empruntant l’une des seules routes du pays offrant quelques dénivelés. Dans le groupe de résistants qui ont tenu en tête de course jusqu’au bout, figurait le Camerounais Joseph Sanda, qui s’empare du maillot jaune avec une seconde d’avance au classement général sur Abdul Wahab Sawadogo, le tenant du titre.

Attaques en pagaille

Tout le monde sait que la route est longue aujourd’hui, mais les attaquants n’attendent pas longtemps pour se manifester. Au kilomètre trois, Idrissa Ouedraogo et le Japonais Shigenori Ishida, suivis de Tidiani Ouedraogo, tentent une sortie vite réprimée par le peloton. Seydou Sanfo et Issiaka Fofana ont à peu près la même réussite. Les tentatives suivantes, menées en duo ou en bande, par des Africains ou des Européens, ne parviennent pas à constituer une échappée digne de ce nom. Les quatre premiers à pouvoir revendiquer une avance supérieure à une minute sont Saïdou Rouamba, le Camerounais Sadrac Teguimaha et l’Ivoirien Bolodogui Ouattara en duo avec Mahamadi Sawadogo, qui passent dans ce ordre au sprint intermédiaire de Dano (km 50).

Le capitaine historique des Etalons, Saïdou Rouamba, continue de prendre à son compte l’animation de la course, en attaquant une première fois en compagnie de Ouattara, puis avec Mahamadi Sawadogo. Cette petite aventure dure jusqu’au kilomètre 66, où le peloton, qui commence à perdre quelques éléments, se reconstitue. L’enchaînement des collines incite les candidats à la victoire à suivre toutes les attaques. Ce sont par conséquent de gros groupes plutôt instables qui se détachent, avec une vague armature de trente à quarante coureurs.

Les collines font mal

Au kilomètre cent, il est acquis que ce peloton ne reprendra plus sa forme initiale, le relief ayant opéré une sélection impitoyable. Alors que les attardés sont de plus en plus nombreux, Saïdou Rouamba continue de participer à la majeure partie des attaques en tête de course. Le point qu’il engrange au troisième sprint intermédiaire (km 137) lui assure d’ailleurs la conquête du maillot rose des « points chauds », en attendant mieux.

A dix kilomètres de l’arrivée, Rouamba anime toujours un trio qui bénéficie de 40 secondes d’avance sur le groupe de poursuivants le plus menaçant. Ayant travaillé en compagnie du Camerounais Tega et de l’Angolais Guevara, il est rejoint à 5 km de la ligne par un autre Camerounais, Sanda, le Belge Pattyn, l’Alsacien Schnell et le tenant du titre, Abdul Wahab Sawadogo, qui n’est jamais resté loin de la tête de course. Au final Schnell se montre le plus rapide alors que Sanda s’empare du maillot jaune, avec une seconde d’avance sur Sawadogo. La confrontation attendue entre le Cameroun et le Burkina est lancée.

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