Toujours plus fidèles à la Fidak

La 15ème édition de la Foire internationale de Dakar (Fidak) se tient du 10 au 22 décembre 2002. Plus de 1 100 entreprises, venues du monde entier, se sont rendues à cette grand-messe du commerce africain. Amada Sall, qui dirige les événements, revient sur le succès grandissant de cette manifestation.

Depuis 30 ans, la Foire internationale de Dakar (Fidak) accueille les entrepreneurs du monde entier. Amada Sall, responsable de l’événement et directeur du Centre international du Commerce extérieur du Sénégal (Cices), est un organisateur heureux. Nouvelles technologies, nouveaux stands et toujours de plus en plus de fidèles dans le grand temple ouest-africain des affaires. Même si quelques frères ivoiriens manquent à l’appel cette année.

Afrik : Que pensez-vous de cette 15ème fidak, en regard des précédentes éditions ?

Amada Sall : Nous notons une nette amélioration par rapport à la 14ème édition. 46 pays sont représentés, dont 27 officiellement. Lors de la précédente édition, il n’y en avait que 30, dont 17 officiellement. Au niveau des entreprises, nous pouvons nous réjouir de la présence de 1 100 exposants. La surface occupée par les stands est de 20 100 m² !

Afrik : Comment expliquez-vous ce succès ?

Amada Sall : D’abord nous avons fait un effort de promotion en faisant appel aux nouvelles technologies. Nous avons créé le site Web spécial Fidak www.cices.sn, grâce auquel de nombreux entrepreneurs ont pu remplir leur demande de participation. Nous avons aussi doté la Fidak de nouveaux stands en syma-system, à l’image de ceux utilisés dans les grandes manifestations internationales en Europe et aux Etats-Unis. Ensuite, il faut rappeler que cela fait trente ans maintenant que la Fidak a lieu. Elle n’a donc plus à faire ses preuves comme événement incontournable du commerce et des affaires en Afrique de l’Ouest. Enfin, il faut tenir compte de l’aura du Sénégal et du président Wade, cofondateur du Nouveau partenariat pour le développement (Nepad), président de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao).

Afrik : Avez-vous une idée des retombées économiques de la Fidak ?

Amada Sall : Cela permet aux entrepreneurs africains de rencontrer leurs partenaires occidentaux, mais cela valorise aussi beaucoup les échanges Sud-Sud. Le Maroc, par exemple, est à l’honneur cette année à la Foire, avec un stand de plus de cinquante entreprises. Un contrat a été signé hier entre le gouvernement sénégalais et la société Chaabi pour la construction de 10 000 logements à Dakar à partir de janvier 2003.

Afrik : Et à court terme, pour le Sénégal, pouvez-vous chiffrer les retombées d’un tel Salon ?

Amada Sall : On ne peut pas encore dresser le bilan de la Fidak en cours, mais le chiffre d’affaires de la 14ème édition s’élevait à 500 millions de francs CFA. Et encore ! On ne peut pas prendre en compte tous les gens qui ont trouvé un emploi, tous les contrats qui ont été signés, les revenus des prestataires sur place… Au moment où je vous parle, tous les hôtels de Dakar sont pleins !

Afrik : Avez-vous l’impression que la crise en Côte d’Ivoire a affecté l’événement ?

Amada Sall : Comme je vous l’ai dit, la Fidak se déroule très bien et ne paraît pas pâtir des événements dans la région. Cependant, nous avons remarqué avec regret l’absence de nos partenaires ivoiriens qui avaient toujours été présents les années précédentes. Je ne peux que prier pour que la crise se termine vite chez nos voisins et amis. La Côte d’Ivoire est un pays frère.

Voir le site de la Fidak.