Togo : quelles perspectives pour l’après Coronavirus ?

Faure Gnassingbé, Président du Togo

Outre les pertes en vies humaines et les conséquences sanitaires, la pandémie du Coronavirus est également responsable d’un important bouleversement de l’économie mondiale. Tous les pays sont concernés. Comment le Togo pourrait-il vivre l’après Coronavirus ?

La vie socioéconomique connaîtra de profondes séquelles après le Coronavirus, même si pour l’heure, personne ne sait quand la crise sanitaire prendra fin. Tous les pays du monde font face à la maladie selon les moyens dont ils disposent et le Togo n’est pas en reste. Les revenus universels de solidarité ont été alloués à des catégories sociales identifiées comme vulnérables, les consommations d’eau et d’électricité sont prises en charge par l’Etat pour trois mois, etc. Rien que pour l’électricité,  le budget est au minimum de 1,7 milliard et il ne s’agit que d’une approximation. D’importantes ressources financières sont investies dans la prévention, la prise en charge, les mesures d’accompagnement, etc.

Le pire est-il à craindre pour l’économie togolaise après cet épisode de Coronavirus ?

La consommation locale comme bouée de sauvetage

Pour limiter au maximum les conséquences de cette crise, le Togo devra urgemment relancer sa production agricole. L’économie de base étant le socle de tous les tissus économiques, il faudra axer les actions sur la consommation locale. Le tourisme sera également une porte de sortie, mais nécessitera une véritable stratégie de contrôle des déplacements. Tous les indicateurs étaient au vert avant le Coronavirus et il sera toujours possible de compter sur ce secteur pour remettre au pays sa lustre économique d’antan. Le renforcement des programmes sociaux permettra également de prévenir les prochaines crises, en mettant les personnes les plus défavorisées à l’abri.

La discipline collective sera aussi nécessaire pour que le Togo puisse se relever de la crise du Coronavirus. La reprise des activités portuaires permettra au pays de relancer une économie déjà en belle forme avant cette pandémie. Chaque citoyen devra faire des efforts individuels en travaillant dans l’intérêt commun. Un retour à la stabilité socioéconomique est bien possible, mais nécessitera l’engagement citoyen, la solidarité nationale et des efforts constants.

Mais pour l’instant, la gestion de la crise sanitaire demeure la priorité. Malgré le couvre-feu et l’état d’urgence sanitaire, le pays compte maintenant 84 cas confirmés. Le faible nombre de décès (seulement 5) et le nombre de personnes guéries (49) constituent de sérieux motifs d’espoir.