Togo : Lomé, ville morte

Alors que les rues de la capitale du Togo, Lomé, s’étaient embrasées mardi 12 juin après que la marche pacifique du collectif « Sauvons le Togo » a dégénéré, tout est fait aujourd’hui pour que Lomé retrouve un semblant de calme.

(De notre correspondant)

Le trafic routier est dense ce matin dans les rues de la capitale togolaise, Lomé. Dans les quartiers périphériques, on hésite un peu à sortir. Selon les informations, l’administration publique a ouvert, les banques et centres d’affaire aussi. Dans le secteur privé, beaucoup nous ont confié que des consignes ont été données pour que tout le monde soit à son poste ce matin. Pourtant, les demandes du collectif sont maintenues, le collectif « Sauvons le Togo » a donc demandé à Faure Gnassingbé de les appeler pour discuter.

Jeudi, la troisième journée consécutive de marche, prévue par le collectif a été empêchée de justesse. Le point de départ avait été quadrillé par les forces de l’ordre postées en groupes de 5 à 10 personnes à presque tous les carrefours du centre ville auxquels s’ajoutaient des brigade mobiles pour dissuader les éventuels manifestants. Tout regroupement de manifestant était rapidement dispersé, parfois avec sévérité.

Certains journalistes qui faisaient le tour à Bè pour constater l’ambiance ont même été pris à partie par le forces de la gendarmerie qui leur ont intimé l’ordre d’effacer toutes leurs photos. Les journalistes ont également été forcés de ramasser les barricades dressées sur les routes par les manifestants. Une attitude que le SYNJIT (Syndicat National des Journalistes Indépendant du Togo) dénonce d’ailleurs avec la dernière rigueur en appelant au respect de ce noble métier qu’est celui de journaliste.

Lire aussi :

 Togo : la marche pacifique du Collectif « Sauvons le Togo » tourne au drame

 Les questions de paix et de sécurité s’imposent à l’Uemoa