Togo : le CAR rejette le découpage électoral prévu pour les élections législatives 2012

Quatre-vingt-onze sièges à la prochaine Assemblée nationale, contre quatre-vingt-un sièges actuellement, c’est le quota que le gouvernement à adopté en conseil des ministres. Cette décision n’a pas satisfait les partis politiques de l’opposition, qui montent déjà au créneau. C’est le Comité d’action pour le renouveau (CAR) qui a le premier fait savoir sa position lundi 7 mai lors d’un point de presse.

(De notre correspondant)

Le Comité d’action pour le renouveau (CAR) déplore et dénonce des anomalies dans la nouvelle configuration des sièges de députés pour la prochaine législature. L’instance dirigeante du parti était face à la presse lundi 7 mai 2012 au siège du parti à Lomé. Depuis les législatives de 1994, les préfectures d’Amou et de Yoto élisaient trois députés ce qui n’est plus le cas avec le nouveau découpage. Selon le nouveau découpage électoral qui porte à quatre-vingt-onze le nombre de députés à l’Assemblée nationale, les préfectures d’Amou et de Yoto éliront deux députés. C’est une injustice faite à ces deux préfectures clame le CAR, qui demande avec insistance que la situation redevienne ce qu’elle était au risque de le voir mobiliser les natifs de ces préfectures dans des marches qu’il prévoit d’organiser dans les jours à venir.

Le CAR demande aussi au gouvernement de revoir par souci d’équité le nombre de sièges attribués à Lomé golfe et à Tchamba. Le quota proposé par le CAR pour la prochaine législature est d’au moins
quatre-vingt-dix-sept députés. Il exige que les élections locales soient organisées selon les normes internationales. Si le gouvernement ne répond pas favorablement à ses doléances, le président national du CAR, Paul Dodzi Apevon compte appeler à une marche populaire le vendredi 18 mai dans la ville de Tabligbo et une semaine plus tard dans la ville d’Amlamé, afin de mettre la pression sur les gouvernants.

« Nous n’allons pas rester les bras croisés, pour qu’il décide ce qu’ils veulent. Souvent ceux qui nous gouvernent nous imposent un agenda et c’est sur l’agenda que vous allez marcher. Il faut qu’ils comprennent que, si nous ne sommes pas d’accord sur ce qu’ils sont en train de faire, nous avons le droit de le dire, et de le dire très fort ».

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