Togo : CST et la coalition Arc-en-ciel réclament toujours le départ de Faure Gnassingbé du pouvoir

Le Collectif Sauvons le Togo (CST) et la coalition Arc-en-ciel ont entamé mardi à Lomé, la capitale togolaise, une marche pacifique dont la réclamation reste la même, le départ de Faure Gnassingbé.

(De notre correspondant)

Cette marche prévue pour trois jours lancée par le Collectif Sauvons le Togo (CST), avait pour point de chute le fameux carrefour Dékon à Lomé, la capitale du Togo, qui auparavant était le sujet de désaccord entre le CST et le gouvernement togolais.

Cette fois ci, le gouvernement et les responsables du CST ont fini par s’entendre sur ce point et ont signé un accord le soir du lundi 24 septembre portant sur la modification de l’itinéraire avec comme nouveau point de chute, l’esplanade du Palais des congrès.
La marche a finalement démarré mardi et a eu pour sit-in l’esplanade du Palais des Congrès de Lomé. Mardi 25 septembre, lors de la première journée de manifestation, des milliers de militants et sympathisants du Collectif Sauvons le Togo et de la coalition Arc-en-ciel ont massivement répondu à l’appel de ces deux associations politiques en battant le pavé depuis Bè château -ce quartier est reconnu comme le fief de l’opposition- en direction de leur nouveau point de chute.

Devant la foule scandant « Le départ de Faure Gnassingbé », on pouvait remarquer la présence des leaders politiques de l’opposition notamment Jean Pierre Fabre de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), Agbéyomé Kodjo de l’Organisation pour Bâtir dans l’Union un Togo Solidaire (OBUTS), Mme Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson de la Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA) et Me Dodji Apévon du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR). Lors du sit-in, les responsables de l’opposition ont pris à tour de rôle la parole à la tribune pour délivrer leurs messages. Pour cette première journée de manifestation, il n’y a eu aucun incident ni de répression policière contre les manifestants.

La deuxième journée, ce mercredi 26 septembre, n’a pas connu la même affluence que mardi, et Maître Dodji Apevon, Coordonnateur de la coalition Arc-en-ciel le reconnait, mais il se dit rassuré, car pour lui, même cent Togolais peuvent valablement représenter les millions de Togolais, qui en ont marre du gouvernement du président Faure Gnassingbé. Maître Zeus Ajavon, coordonnateur du CST estime quant à lui que cela s’explique. « Je suis sûr que la population togolaise est unanime à quelques rares exceptions près pour faire du départ du président Faure Gnassingbé, le point focal de notre revendication . Nous voyons le nombre de personnes qui sortent depuis le 12 juin, date du début de nos manifestations, cette mobilisation prouve que le peuple en a marre, il voudrait être gouverné autrement. Ce qui importe c’est que le peuple togolais soit descendu dans les rues durant ces trois jours pour crier son ras-le-bol, et dénoncer les abus du gouvernement » a-t-il déclaré.

Cette deuxième journée de la marche s’est passée sans aucun incident, les manifestants se sont encore rendus à l’esplanade du Palais des congrès de Lomé vers 12 heures, les leaders politiques ont à tour de rôle passé leurs messages aux manifestants jusqu’à 21 heures, heure à la quelle le sit-in s’est terminé. Pour la marche du jeudi 27 septembre, le CST a invité ses militants de se vêtir de couleur rouge.

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