Thabo Mbeki inaugure son Davos

Présidents, ministres et entrepreneurs de l’Afrique australe se sont réunis à Durban, en Afrique du Sud, à l’occasion du 11ème forum économique de la région. Tous appellent à lutter contre les perceptions désespérées du Continent. En clair : il faut agir contre l’afro-pessimisme. Pour que les investisseurs reviennent.

Changer l’image de l’Afrique.  » Les perceptions de l’Afrique et de l’Afrique australe sont négatives depuis trop de temps. Trop de choses ont mal tourné depuis trop longtemps. Si nous n’y arrivons pas maintenant, cela créera l’impression que nous sommes incapables de résoudre nos problèmes, et nous ne pouvons pas nous le permettre », a déclaré le président sud-africain Thabo Mbeki, à l’ouverture du forum économique de l’Afrique australe. Il a appelé les 900 chefs d’Etat, représentants de gouvernements et décideurs économiques à s’unir derrière son programme millenium, concocté avec ses homologues algérien et nigérian, qui a déjà reçu le soutien de la France. Tous les participants à ce  » Davos  » régional appellent à lutter concrètement contre les  » perceptions désespérées  » de l’Afrique.

Positiver l’Afrique

Repenser le Continent. Le secrétaire exécutif de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC, 14 pays), Prega Ramsamy, en déplorant l’image de l’Afrique, rappelle les succès macro-économiques de la région, les politiques monétaires prudentes, les taux d’inflation à un seul chiffre dans neuf Etats membres, et l’énorme potentiel de développement de ce marché de 200 millions d’habitants, au PIB total de 176 milliards de dollars. Les pays de la région semblent accorder leur confiance à Thabo Mbeki pour défendre leur cause sur le plan international.

L’ambitieux plan de développement millenium s’articule en plusieurs thèmes forts, parmi lesquels : nouvelles technologies, les infrastructures et l’énergie. Il sera présenté en juillet au sommet du G-8, les huit pays les plus avancés plus la Russie, à Gênes en Italie. Il pose les fondements de ce qui pourrait être l’amorce d’un redécollage général de l’Afrique.