Tebboune accuse une nouvelle fois Mohammed VI


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Le Président algérien, Abdelmadjid Tebboune
Le Président algérien, Abdelmadjid Tebboune

Le chef de l’Etat algérien, Abdelmadjid Tebboune, a de nouveau accusé le Maroc, persistant à pointer que le royaume protège le Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie, qu’Alger a classé comme une organisation terroriste.

Alger ne compte pas lâcher prise contre le voisin direct, le Maroc. Le chef de l’Etat algérien, Abdelmadjid Tebboune, au cours d’une sortie face à la presse nationale, relève Bladi, a une nouvelle fois accusé le royaume chérifien de protéger le Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK), que les autorités algériennes ont classé comme organisation terroriste.

Pour le dirigeant algérien, il ne fait aucun doute que le royaume du Maroc encourage les actes de ce mouvement. « Le Maroc est partie prenante des agissements du MAK », a accusé le chef de l’État algérien, rappelant que le MAK veut porter atteinte à l’unité nationale. « 52 000 chahids et veuves et fils de chahids à Tizi-Ouzou… Des chouhadas comme le colonel Amirouche, Abane Ramdane ou encore Fatma Nessoumer doivent se retourner dans leurs tombes », suppose le dirigeant.

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Le chef de l’Etat algérien a en outre demandé à la France d’extrader le président du Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie, Ferhat Mehenni. Alger ayant lancé à son encontre un mandat d’arrêt international. « Nous demandons le chef de file des terroristes MAK. Il faut qu’il nous soit livré, c’est un terroriste, il le dit », a lancé Abdelmadjid Tebboune à l’endroit de Paris.

A noter que depuis le déclenchement des incendies à Tizi-Ouzou, en Algérie, les autorités algériennes avaient pointé du doigt le Maroc et Israël, qui, selon le gouvernement, avaient été à l’origine des feux qui ont coûté la vie à plusieurs dizaines de personnes. Mieux, Alger pointait le Maroc qu’il jugeait impliqué dans le lynchage à mort d’un activiste, en marge de ces feux qui ont ravagé une partie de la Kabylie.

Cette accusation d’Alger à l’encontre de Rabat a été le point de départ d’une escalade qui a débouché sur une situation conflictuelle, avec l’Algérie qui, après avoir rompu les relations diplomatiques avec Rabat, a interdit son espace aérien aux avions du Maroc et ceux immatriculés au royaume.

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