
Un tremblement de terre a été enregistré mardi soir au large des côtes nord du Maroc, provoquant des secousses ressenties dans plusieurs villes du pays. Selon les premières informations, l’épicentre se situait en mer, non loin de Tétouan. Une zone déjà connue pour son activité sismique liée à la proximité de la jonction tectonique entre l’Afrique et l’Europe. Bien que de magnitude modérée, le phénomène a suscité une vive réaction sur les réseaux sociaux, où de nombreux habitants ont témoigné de leur surprise.
La terre a encore tremblé au Maroc, cette nuit. D’après les données confirmées par le Centre sismologique euro-méditerranéen, la magnitude du séisme a été réévaluée à 4,4 sur l’échelle de Richter. L’événement s’est produit à une profondeur d’environ 97 kilomètres. Ce qui explique pourquoi les vibrations ont été perçues sur une large zone géographique. En raison de cette profondeur importante, les risques de dégâts importants sont restés limités. Même si la sensation a pu être impressionnante pour les populations concernées.
Une secousse ressentie bien au-delà de l’épicentre
Les témoignages recueillis indiquent que les secousses ont été ressenties jusqu’à Rabat et dans plusieurs régions voisines. Ce qui confirme la portée étendue de ce phénomène naturel. Dans certaines zones urbaines, des habitants ont évoqué des vibrations légères mais distinctes, parfois accompagnées de bruits sourds. La localisation précise du séisme le situe à environ 69 kilomètres à l’est de Gibraltar et à 60 kilomètres au sud-est de Marbella.
Cette zone du détroit est régulièrement surveillée par les experts en raison de son activité tectonique. Elle correspond à une frontière géologique où les plaques africaine et eurasienne interagissent. Ce qui génère occasionnellement des secousses ressenties des deux côtés de la Méditerranée. En parallèle de ce tremblement de terre principal, une secousse plus faible a été signalée dans le centre du pays.
Une activité sismique surveillée de près
D’une magnitude de 2,9, elle a été enregistrée à proximité de Midelt, dans une zone située entre les régions de Drâa-Tafilalet et de Béni Mellal-Khénifra. Les autorités et les instituts spécialisés continuent de surveiller l’évolution de la situation afin de détecter d’éventuelles répliques. Pour l’heure, aucun dégât matériel important ni blessé n’a été signalé. Ce qui confirme le caractère relativement bénin de ces secousses.
Le Maroc, comme plusieurs pays du bassin méditerranéen, est confronté à un risque sismique réel, bien que souvent modéré. Ces dernières années, les autorités ont renforcé les dispositifs de prévention, notamment en matière de normes de construction et de sensibilisation du public. L’objectif est de limiter les impacts humains et matériels en cas de séisme plus important, comme ceux déjà enregistrés dans l’histoire de la région.




