Tchad : le Parlement vote l’envoi de troupes au Cameroun et Nigeria contre Boko Haram

Ce vendredi le Parlement tchadien a voté à l’unanimité l’envoi de troupes au Cameroun et Nigeria pour aider ces pays à lutter contre Boko Haram.

Le Tchad sort de son mutisme face aux tueries de Boko Haram. L’Assemblée nationale tchadienne a autorisé ce vendredi, à l’unanimité, l’envoi de soldats tchadiens au Cameroun et au Nigeria pour lutter contre le groupe terroriste Boko Haram, qui tue en moyenne 10 à 20 personnes par jour dans le nord du Nigeria. « L’Assemblée nationale approuve et soutient l’envoi d’un contingent des forces armées et de sécurité tchadiennes en appui aux forces camerounaises et nigérianes engagées dans la guerre contre les terroristes au Cameroun et au Nigeria », indique le texte. La veille, le gouvernement camerounais avait annoncé l’envoi « d’un important contingent des forces armées tchadiennes pour lutter contre Boko Haram ».

« Attaques répétées »

De son côté, le président de la République du Cameroun, Paul Biya, a annoncé jeudi dans un communiqué que « Idriss Deby Itno, président de la République du Tchad, a décidé d’envoyer un important contingent des forces armées tchadiennes pour venir en appui aux forces armées camerounaises qui font face avec courage, détermination et une vaillance reconnue de tous aux attaques répétées de la secte terroriste Boko Haram sur le sol camerounais ».

Toutefois, le communiqué ne précise ni les effectifs du contingent tchadien, ni la date de son déploiement au Cameroun, soulignant que « l’engagement des soldats tchadiens s’inscrit dans le cadre des excellentes relations d’amitié et de bon voisinage qui unissent le Cameroun et le Tchad, tous deux frontaliers du nord-est du Nigeria, fief de Boko Haram ».

Ces derniers jours, Boko Haram a massacré plus de 2 000 victimes dans le nord du Nigeria, à Baga. Des images satellites ont été publiées et permettent de constater l’ampleur de l’horreur qu’ont vécu les populations de cette zone quasiment rayée de la carte.