Tchad : la société pétrolière chinoise CNPCIC licencie son personnel

La société chinoise pétrolière CNPCIC a entrepris une vague de licenciements au Tchad. Cette décision intervient après des sanctions infligées à la compagnie par les autorités tchadiennes. Coïncidence ou acte de vengeance ?

La compagnie pétrolière chinoise CNPCIC à licencié plusieurs employés sous-traitants tchadiens. Vue par le gouvernement tchadien, cette mesure ressemble à s’y méprendre à des représailles. La CNPCIC a été sanctionnée par les autorités locales pour non-respect des règles environnementales.

Ainsi, plusieurs centaines de travailleurs, tous employés par divers sous-traitants de la CNPCIC qui exploite le pétrole dans le bassin pétrolier de Koudalwa, ont reçu des lettres de fin de contrat, rapporte RFI. Et afin d’éviter la moindre encombre avec la justice, les employeurs ont au préalable pris soin de faire valider les licenciements par l’inspection du travail. Mais, selon les syndicats, ces mêmes entreprises ont parallèlement continué à recruter. D’autant plus que l’inspection du travail n’a pas associé le ministère du Pétrole à sa démarche.

Licenciements abusifs ?

« Les sociétés chinoises qui exploitent le pétrole sur le site de Koudalwa, ont un problème économique. Elles continuent de recruter les nouveaux, et a les envoyer sur le site. L’inspecteur n’a pas approché le ministère du Pétrole pour voir sa position. Normalement, ils doivent se concerter pour certaines décisions. Nous sommes en train de traverser une crise », a indiqué Lagmet Harge, délégué du personnel.

Pour les syndicats, nul doute que les entreprises chinoises souhaitent se venger de la décision du gouvernement de suspendre leurs activités. Ils appellent les autorités à réagir. « Nous demandons au gouvernement de prendre le problème en main, parce que la situation s’empire. Faute de quoi, nous serons obligés de nous défendre autrement », insiste Lagmet Harge.