Tariq Ramadan expulsé (encore) de Mauritanie

Invité à animer des conférences en Mauritanie, l’islamologue suisse d’origine égyptienne, Tariq Ramadan, a annoncé avoir été refoulé par les autorités de ce pays d’Afrique de l’Ouest à son arrivée dans la capitale.

Tariq Ramadan persona non grata en Mauritanie. En effet, invité à animer des conférences, l’islamologue suisse d’origine égyptienne a annoncé, ce samedi 16 juillet 2016, avoir été refoulé par les autorités de ce pays d’Afrique de l’Ouest à son arrivée dans la capitale, Nouakchott.

Selon des déclarations de l’islamologue sur les réseaux sociaux, c’est la 8ème fois qu’une telle mésaventure lui arrive. « Mauritanie : arrêté à l’aéroport. Le gouvernement me refuse l’entrée sans explication et m’expulse », a écrit Tariq Ramadan sur son compte Twitter, ce samedi 16 juillet 2016, peu après 1 heure du matin (2h en Suisse). Selon lui, il s’agit de la « huitième interdiction d’un pays dit musulman ».

L’interdiction d’entrer en Mauritanie lui a été notifiée à l’aéroport de Nouakchott et « il semblerait que la décision vienne directement de la Présidence », a ajouté Tariq Ramadan. Dans une vidéo de plus de sept minutes, postée sur sa page Facebook dans la nuit de vendredi à samedi, Tariq Ramadan a indiqué avoir été invité en Mauritanie par des organisations pour animer des conférences et devoir « rencontrer des pauvres sur le terrain » durant son séjour.

« Les propos de Tariq Ramadan sont ambigus et dangereux. Il n’est pas le bienvenu à Bordeaux ». Un regard dans le rétroviseur nous renvoie au mois de mars dernier, alors que le maire de Bordeaux, Alain Juppé, s’opposait à la venue de l’islamologue Tariq Ramadan pour une conférence au palais des congrès de Bordeaux, le samedi 26 mars 2016, sur le thème des « clés du vivre-ensemble ».

Alain Juppé s’était même enquis auprès du préfet Pierre Dartout des moyens d’interdire cette manifestation. Ce qui n’était pas suffisant pour interdire la prestation de se tenir puisqu’elle ne causait aucun trouble à l’ordre public.