Succès des coureurs de fond africains à Londres

El Guerrouj, Gebreselassie et l’Ethiopienne Worku ont dominé leurs catégories respectives lors du Grand-Prix IAAF.

La prestation des  » fondeurs  » africains à l’occasion du Grand-Prix de la Fédération internationale d’athlétisme amateur (IAAF), ce week-end à Londres, est de bon augure à quelques semaines des Jeux olympiques de Sydney. Spécialité locale londonienne, l’épreuve du mile (environ 1,6 kilomètre) a, comme l’année passée, été remportée par un Hicham El-Guerrouj en grande forme.

Le Marocain a non seulement battu le record du meeting en 3 mn 45 sec 96 centièmes. Il a aussi établi la meilleure performance mondiale de l’année sur la distance, devançant à l’arrivée le Kenyan Noah Ngeny. Un compatriote de ce dernier, David Kiptoo, a empoché pour sa part la médaille d’argent sur 800 mètres, démontrant le bon moral des athlètes kenyans en dépit des remous qui affectent actuellement leur fédération.

Deux médailles pour Gebreselassie ?

L’Ethiopien Haile Gebreselassie a, sur 5 000 mètres, écoeuré une nouvelle fois ses adversaires. Il a dominé sans peine un podium entièrement africain, puisque complété par le Kenyan Sammy Kipketer, second, et par un autre Ethiopien, Assofa Mezegebu. Après sa blessure à la cheville intervenue la saison dernière, Gebreselassie a démontré qu’il demeurait l’un des athlètes les plus marquants de la dernière décennie. Archi-favori du 10 000 mètres à Sydney, il aura de bonnes chances d’empocher une seconde médaille grâce au 5 000.

Du côté des dames, la moisson africaine a été moins impressionnante à Londres. Notons cependant la victoire d’Ayelech Worku (Ethiopie) sur 5 000 mètres. En revanche, la Kenyanne Tegla Loroupe a quelque peu déçu en ne finissant qu’à la troisième place. Si Loroupe veut honorer sa promesse d’être la première athlète féminine de son pays médaillée d’or aux Jeux olympiques, il lui faudra être plus acérée dans un mois.