
Ces derniers jours de violents combats ont opposé l’armée éthiopienne aux forces tigréennes dans l’ouest du Tigré, ce qui fait craindre à une reprise de la guerre, qui en deux ans avait causé plus de 600000 morts.
Avec les combats qui ont repris ces derniers jours entre l’armée éthiopienne et les forces du Front délibération du Peuple du Tigré (TPLF), la signature de l’accord de paix signé il y a trois ans à Pretoria pourrait bien se révéler caduque… L’inquiétude est d’autant plus sérieuse que l’administration intérimaire tigréenne a adressé une lettre à la présidence de la Commission de l’Union Africaine, où elle appelle cette dernière à « une action immédiate pour éviter une guerre imminente ». L’administration poursuit dans cette lancée en estimant que « les répercussions d’un nouveau conflit seraient catastrophiques et irréversibles et prolongeraient la région dans un conflit plus vaste ». La région du Tigré constitue en effet une zone tampon entre Ethiopie et Erythrée.
Si jusqu’ici aucune réaction officielle de l’armée éthiopienne n’a encore été exprimée, la compagnie aérienne Ethiopian Airlines a décidé d’annuler tous ses vols programmés en direction de plusieurs villes du Tigré, ce qui n’était pas arrivé depuis la fin de la guerre en novembre 2022.
Pour rappel, ce conflit meurtrier avait vu des centaines de milliers de personnes déplacées et ce nouveau climat d’instabilité risque d’accentuer les tensions. Les regards sont désormais tournés vers l’Union Africaine, qui avait réussi à calmer ce conflit en 2022 et qui depuis 2025 continue de jouer la carte de l’apaisement.



