Succès de la grève générale au Zimbabwe

Mené par le puissant syndicat ZCTU, le mouvement vise explicitement à sanctionner le pouvoir du président Mugabe pour son rôle dans la violence qui s’est abattue sur le pays au printemps.

L’activité a cessé presque complètement dans la plupart des villes zimbabwéennes, mercredi 2 août, signant le succès de l’appel à la grève générale qui avait été lancé par la Confédération des syndicats (ZCTU). L’objectif de cette grève était de contraindre le gouvernement à restaurer l’état de droit dans le pays, après plusieurs mois de troubles liés à la question de la redistribution des terres agricoles et aux élections législatives.

Le président de la très influente ZCTU, Isaac Matongo, a déclaré que la grève se voulait un  » avertissement  » au gouvernement. Elle apparaît également comme une sanction, alors que l’Etat ne fait pas respecter deux décisions de la Haute Cour du Zimbabwe, selon lesquelles l’occupation illégale des terres des fermiers blancs doivent cesser et leurs squatters être délogés.

La justice et le calme

L’appel de la confédération a été repris par le syndicat des fermiers blancs (CFU) et par le Mouvement du changement démocratique (MDC), le principal parti d’opposition dont le leader, Morgan Tsvangirai, est un ancien dirigeant syndical.

Le mouvement, prévu pour durer trois jours, a été ramené au dernier moment à une journée. De son côté, le gouvernement a estimé que la grève était  » une décision de malade «  ; il a cependant annoncé qu’il n’interviendrait pas pour l’empêcher. Selon l’AFP, la police anti-émeutes était néanmoins déployée mercredi après-midi dans les rues de Harare.

Les grévistes envisagent de reconduire leur mouvement dans une semaine s’ils n’obtiennent pas d’avancées vers  » la justice et le calme « .