Steve Njoh : Restez concentrés dans vos projets, ne vous laissez pas disperser

Monsieur Steve Njoh, Directeur de Publication du Tabloïd «Ça Presse», compte organiser une cérémonie pour célébrer la 100è édition de son organe de presse, le 25 juillet 2018 à Douala au Cameroun. Afrik.com s’est accroché à ses lèvres pour un éclairage sur certains faits.

 

Afrik.com : Pourquoi le choix de «peindre bellement, dire vrai et écrire juste» comme slogan ?

Steve Njoh : En choisissant comme slogan«peindre bellement, dire vrai et écrire juste», l’organe de presse Ça Presse était loin de s’imaginer les difficultés qu’il y a pour entretenir régularité et constance des parutions, mais il n’empêche que cela nous aura servi de leitmotiv pour braver ces adversités opérationnelles et nous affirmer comme un organe qui compte dans le paysage médiatique national.

Afrik.com : Vous voici rendu à la 100e édition. Quel constat faites-vous sur le fonctionnement de votre organe de presse?

Steve Njoh : Quatre ans après sa première édition, notre Tabloïd dénommé «Ça Presse» peut néanmoins se prévaloir d’avoir atteint la barre mythique de 100 éditions, non sans développer pour ce faire une approche davantage pragmatique lui concédant une plus grande aisance dans la gestion de ses parutions, fort de ce qu’il sait désormais compter sur un lectorat qui lui est acquis  au travers de l’appropriation de la langue de Molière de la plus belle manière qui soit, en lui consacrant une page dédiée : « Le bon langage ». Et sans être la seule marque de fabrique dudit organe, il vient indubitablement mettre en exergue le volet formation, quelque peu délaissé par la presse plus encline à consacrer la part belle au sensationnel et aux scandales en tous genres. Pourtant, il est de notoriété qu’au travers d’une bonne formation adjointe à une information de qualité, il devient plus aisé de disposer de populations mieux aguerries et suffisamment au fait de leurs droits et obligations, dans une symbiose telle qu’il est loisible d’envisager avec plus de sérénité, un arasement vers le haut et à tous points de vue non seulement du lectorat, mais également de l’opinion camerounaise toute entière. Car, au-delà de la mission d’information, il s’agit pour notre organe de presse d’œuvrer à sa manière au relèvement du niveau langagier dudit lectorat et partant, à un arasement vers le haut de la culture générale de nos compatriotes qui semblent consacrer la part belle aux faits divers sans leçon particulière à en tirer.

Afrik.com : Est-ce à dire que votre organe se démarque du factuel ?

Steve Njoh : Le dire serait le rendre réductible, aussi longtemps que notre champ d’action est l’information générale. C’est donc dire que sur un tout autre plan, notre organe de presse a tôt fait d’intégrer les enjeux de l’heure pour se positionner dans la mouvance actuelle plus encline aux appels à davantage de resserrement des liens, afin d’exprimer l’attachement de nos compatriotes à l’unité de la nation. Aussi n’hésite-t-il pas à dénoncer les incursions armées indues des adeptes de la sécession, ou encore les attaques terroristes de la secte islamique Boko Haram. Il en est de même quand vient l’heure pour nous de décrier l’oisiveté de certains compatriotes en promouvant la saine émulation à travers l’exaltation des success stories de ceux qui se seront distingués dans quelque secteur. Et à ce propos, les injustices sont ici décriées avec la dernière énergie, question de pourfendre toute velléité d’enrichissement illicite qui tire plutôt vers le bas l’épanouissement individuel et collectif des populations dont notre organe se veut le défenseur. Et c’est fort à propos que celui-ci se veut par ailleurs le cadre par excellence de promotion des valeurs originelles du continent, où témérité et ambition permettent de briser des barrières en se contentant du peu dont on dispose pour réaliser des prouesses qui permettent à l’Afrique de s’affranchir des effets induits de la colonisation et d’adopter conséquemment une approche qui lui est propre et lui attribue une identité qui nous rend davantage fiers d’être Camerounais et Africain.

Afrik.com : le 25 juillet prochain, vous comptez organiser la célébration de votre 100e  édition. Qu’est-ce qui se cache derrière ?

Steve Njoh : Rien ne se cache derrière cette cérémonie. Nous voulons juste perpétuer notre rêve et donner plus de notoriété induite à notre organe de presse.