Soutenir la population burundaise face à la crise économique

Alors que le « oui » au référendum constitutionnel du 17 mai 2018 ouvre une nouvelle phase dans la crise politique et sécuritaire en cours au Burundi, le déclin de l’économie exacerbe le risque de violence. Avec une économie en récession depuis 2015, les conditions de vie des Burundais et l’accès aux services se dégradent. La hausse du chômage et de la misère conjuguée à la fin éventuelle du partage du pouvoir entre Hutu et Tutsi au sein des institutions constituent un environnement propice au développement de l’instabilité à moyen ou long terme. L’Union européenne et ses Etats membres, qui ont suspendu leur aide directe au gouvernement, doivent augmenter leur soutien à la population en renforçant les capacités des organisations non gouvernementales avec lesquelles ils travaillent, et en veillant à ne pas aggraver la dynamique de conflit, surtout au niveau local.

Que se passe-t-il ?
Dans le sillage de la crise politique et sécuritaire en cours au Burundi depuis 2015, l’économie s’est brutalement contractée. Les progrès économiques et sociaux réalisés depuis la fin de la guerre civile, dans les années 2000, risquent d’être balayés. Les conditions de vie des Burundais et l’accès aux services se dégradent.

En quoi est-ce significatif ?
La hausse du chômage et de la misère favorise le développement de l’instabilité et exacerbe le risque de violence, alors que le « oui » au référendum constitutionnel du 17 mai 2018 pourrait mener à la fin du partage du pouvoir entre Hutu et Tutsi au sein des institutions.

Comment agir ?
L’Union européenne et ses Etats membres, qui ont suspendu leur aide directe au gouvernement burundais, doivent augmenter leur soutien à la population en renforçant les capacités des organisations non gouvernementales avec lesquelles ils travaillent, et en limitant les risques que l’aide extérieure aggrave la dynamique de conflit au niveau local.

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