Soudan : les premières décisions d’Abdallah Hamdok après son rétablissement


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Le Premier ministre du Soudan, Abdallah Hamdok
Le Premier ministre du Soudan, Abdallah Hamdok

Le Premier ministre soudanais, Abdallah Hamdok, a suspendu, ce mercredi 24 novembre, les limogeages et les nominations, à la fonction publique et dans toutes les institutions gouvernementales, faites par le général Abdel Fattah al-Burhan, après le putsch militaire du 25 octobre.

Soixante-douze heures ont suffi à Abdallah Hamdok pour prendre les devants après son retour à la Primature soudanaise. Ce mercredi 24 novembre, le Premier ministre a publié une directive suspendant immédiatement les limogeages et les nominations à la fonction publique, dans toutes les institutions gouvernementales au niveau national, jusqu’à nouvel ordre.

L’évaluation des décisions prises par l’armée

Après le putsch mené par l’armée le 25 octobre, le général Abdel Fattah al-Burhan a pris plusieurs décisions, parmi lesquelles, la nomination de nouveaux membres dans les institutions et entreprises publiques ainsi que de nouveaux membres du Conseil de souveraineté. Selon la directive, Abdullah Hamdok a décidé « de soumettre, les nominations et limogeages qui ont eu lieu récemment, à l’étude, à l’évaluation et à la révision », sans fournir de plus amples précisions, fait remarquer l’Agence turque Anadolu.

« Remettre le pays sur les rails »

Le dimanche 21 novembre, le Premier ministre Abdallah Hamdok, écarté lors du coup d’Etat militaire, a retrouvé son poste, après un accord signé avec le général Abdel Fattah al-Burhan. Entre autres points de cet accord : promouvoir le retour du Premier ministre à ses fonctions, le partage du pouvoir entre les civils et les militaires et la libération des détenus politiques. Un accord qui n’a pas altéré la résistance civile au Soudan.

Ce mercredi, lors d’un échange avec la chaîne américaine CNN, M. Hamdok a affirmé qu’ils ont signé « cet accord afin de sauver la vie du peuple soudanais, afin d’éviter un bain de sang et remettre le pays sur les rails ». Ajoutant que l’accord, protesté par la classe socio-politique soudanaise, peut permettre à ce pays « de revenir vers un processus politique ».

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