Soudan : les négociations de paix reprennent à Djeddah


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Abdel Fattah al-Burhan et Mohamed Hamdan Dagalo
Abdel Fattah al-Burhan et Mohamed Hamdan Dagalo

Les parties en conflit au Soudan ont repris les négociations à Djeddah, en Arabie saoudite, ce 26 octobre. Elles visent à tenter de mettre fin à six mois de guerre qui a fait plus de 9 000 morts.

C’est sous l’égide des États-Unis et de l’Arabie Saoudite que les négociations pour un retour à la paix au Soudan reprennent. Les précédentes tentatives de médiation ont abouti à des trêves qui ont vite volé en éclats. Le conflit oppose les forces du chef de l’armée, Abdel Fattah al-Burhan, à son ancien adjoint, Mohamed Hamdan Dogolo, à la tête des Forces de soutien rapide (FSR).

De lourdes pertes en vies humaines

Les négociations portent sur un cessez-le-feu, l’accès sans entraves de l’aide humanitaire et d’autres mesures de confiance. La pression internationale est forte pour que les deux parties trouvent une solution pacifique. Les États-Unis et l’Arabie Saoudite ont fait savoir qu’ils étaient prêts à fournir un soutien financier et militaire au Soudan, si un accord est conclu.

Les deux parties ont une longue histoire de tensions et de violence. Elles ont toutes deux exprimé des positions intransigeantes. Il est encore trop tôt pour dire si les négociations de Djeddah aboutiront à un cessez-le-feu durable.

Les pertes en vies humaines au cours de cette guerre sont lourdes. On dénombre plus de 9 000 morts, selon un bilan très sous-estimé. Par ailleurs, le pays compte plus de 5,6 millions de déplacés et réfugiés. La guerre s’éternise dans ce pays d’Afrique de l’Est, malgré des assurances données en septembre.

Soudan : nouvelles négociations à Djeddah

A l’époque, le commandant des Forces de Soutien Rapide avait assuré un retour de la paix au Soudan. Mohamed Hamdan Dogolo avait déclaré que la guerre était sur le point de prendre fin. « La guerre prendra bientôt fin, la paix prévaudra et ces conflits disparaîtront… Nous nous battons pour le Soudan, tandis que les autres se battent pour le pouvoir », avait déclaré le général.

« Tout le monde est victime de la guerre qui fait rage dans le pays », avait poursuivi le chef des Forces de Soutien Rapide. Non sans donner des assurances aux prisonniers. « Nous ne tuons pas les prisonniers et nous soignons les blessés parmi eux. Quiconque dépose son arme est un prisonnier », avait lancé Dogolo. Deux mois plus tard, la situation est toujours tendue. Ce qui justifie ces nouvelles négociations en Arabie Saoudite.

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Journaliste pluridisciplinaire, je suis passionné de l’information en lien avec l’Afrique. D’où mon attachement à Afrik.com, premier site panafricain d’information en ligne
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