Soudan : L’ONU appelle les parties à respecter les accords de paix d’Abyei

Le Coordonnateur humanitaire de l’ONU au Soudan, Georg Charpentier, a exprimé lundi son inquiétude au sujet de l’impact des récents combats sur les civils dans la zone d’Abyei et a appelé les parties au calme.

« Depuis que des combats ont éclaté le 27 février dernier, de nombreux habitants ont fui dans les villages voisins, certains se sont déplacés dans la ville d’Agok, située à 40 kilomètres au sud d’Abyei où des abris ont été offerts par les communautés », a fait savoir Georg Charpentier.

Le Coordonnateur a appelé « toutes les parties à respecter l’Accord de Kadugli du 13 et du 17 janvier et l’Accord d’Abyei du 4 mars ainsi que d’éviter toute action qui mettrait les civils en danger ».

Les travailleurs humanitaires et les organisations non gouvernementales internationales sont actuellement en train d’évaluer les besoins éventuels dans la zone, a indiqué Georg Charpentier.

Sous l’égide de l’ONU, une réunion rassemblant toutes les parties s’est déroulée vendredi dernier à Abyei, dans les locaux de la Mission des Nations Unies au Soudan (MINUS). « La réunion a abordé les problèmes immédiats de sécurité à Abyei et a adopté des mesures spécifiques pour assurer la mise en œuvre des Accords de Kadugli signés les 13 et 17 janvier », a indiqué le porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, Martin Nesirky.

Dans une déclaration commune rendue publique jeudi dernier, le Conseil de sécurité avait déjà condamné l’usage de la violence à Abyei et appelé toutes les parties à réduire les tensions en mettant en œuvre les accords de paix destinés à résoudre définitivement la question du statut de cette région située entre le Nord et le Sud du Soudan.

L’Accord de paix global de 2005 prévoyait l’organisation d’un référendum d’autodétermination en janvier dernier, en même temps que celui sur l’indépendance du Sud-Soudan, afin que la population d’Abyei se prononce sur un éventuel rattachement au Sud. Faute d’accord sur la composition d’une commission électorale, le scrutin a été reporté, avant que de nouveaux affrontements n’éclatent.