Soudan du Sud : un cessez-le-feu de façade?

Au lendemain de la signature d’un cessez-le-feu, de nouvelles hostilités ont d’ores et déjà éclaté entre rebelles, menés par l’ancien Vice-président Riek Machar et les soldats de l’armée régulière, fidèles au Président Salva Kiir.

Le cessez-le-feu a à peine été signé jeudi que des accrochages ont déjà eu lieu entre les rebelles, menés par Riek Machar et les soldats de l’armée régulière, fidèles au Président Salva Kiir. Les rebelles ont en effet affirmé ce vendredi, au lendemain de la signature du cessez-le-feu, avoir été attaqué par les forces gouvernementales qu’ils affrontent depuis mi-décembre. Selon Lul Ruai Kuang, porte-parole des forces fidèles à son rival, l’ex Vice-président Riek Machar, « les forces de Salva Kiir attaquent actuellement nos positions dans l’Etat pétrolier d’Unité ».

Accusations démenties par le porte-parole de l’armée, Philip Aguer, indiquant n’avoir aucune information sur des combats vendredi. C’est à se demander si ce cessez-le-feu n’était en réalité pas qu’un simple effet d’annonce. Depuis le 15 décembre, les combats qui opposent les hommes de Riek Machar et ceux de son rival Salva Kiir ont fait plusieurs dizaines de milliers de morts et des milliers de déplacés. L’ONU et Washington ont tiré la sonnette d’alarme, incitant les belligérants à signer rapidement un cessez-le-feu. Mais ce cessez-le-feu signé jeudi est loin d’avoir contraint les belligérants à enterrer la hache de guerre.