Soudan du Sud : 2007 corps ramassés dans Bor

D’innombrables vautours tournoient dans le ciel bas de la ville fantôme de Bor, au Soudan du Sud, où des milliers de cadavres attendent encore une sépulture. C’est dans ce contexte que l’avocat spécialisé dans les droits de l’Homme, Michael Mayen, a entrepris d’enterrer autant de morts que possible.

D’innombrables vautours tournoient dans le ciel bas de la ville fantôme de Bor, au Soudan du Sud, où des milliers de cadavres attendent encore une sépulture. Certains gisent encore là où ils sont tombés, depuis le mois de décembre. Leurs membres se sont racornis sous un soleil de plomb, découvrant des os desséchés et tordus comme du bois de chauffage.

L’AFP relève que malgré l’odeur pestilentielle et la tâche titanesque que représente l’inhumation de milliers de morts, l’avocat spécialisé dans les droits de l’Homme, Michael Mayen, a entrepris d’enterrer autant de morts que possible. En effet, Michael Mayen est bien décidé compter les victimes, malgré l’odeur pestilentielle et la tâche titanesque que représente l’inhumation de milliers de morts, selon les estimations de responsables locaux et de l’ONU.

Equipé seulement d’un gant en coton blanc et de bottes en caoutchouc, Michael Mayen évacue les cadavres des rues de Bor, les soustrayant aux crocs des chiens et aux becs des rapaces. « Nous avons commencé à ramasser les corps le 27 janvier et nous en avons jusqu’à présent collecté 2 007 », dit Michael Mayen, près d’un endroit où 134 personnes viennent d’être enterrées, relève l’AFP. « J’ai été malade pendant trois jours, mais je ne pouvais pas m’arrêter. Je ne pouvais pas laisser les corps», raconte-t-il.

D’autres sacs blancs contenant des corps s’alignent encore le long des rues. Lorsqu’on les déplace, ils dégagent une odeur tellement épouvantable. A l’origine de cette tuerie, le Président Salva Kiir qui accuse son ancien Vice-président Riek Machar d’avoir intenté un coup d’Etat. Ce que ce dernier a toujours nié.