Soudan : des FSR pointés du doigt pour meurtre

Général Hemetti

Au Soudan, des miliciens des Forces de soutien rapide (FSR) sont accusés d’avoir réprimé une manifestation faisant au moins un mort et plusieurs blessés.

Selon RFI, une fusillade a éclaté au sud-est de Khartoum, dimanche 14 juillet. Le comité des médecins pointent du doigt les miliciens FSR accusés d’avoir réprimé une manifestation faisant au moins un mort et plusieurs blessés.

Toujours selon le site, des témoins ont révélé que des manifestants d’El Souk, au sud-est de Khartoum, se sont rassemblés devant le bureau des services de renseignement pour accuser les Forces de soutien rapide (FSR) d’avoir violenté des jeunes. Exigeant de ces milices qu’ils quittent la ville, ces miliciens auraient alors réagi en tirant en l’air puis sur la foule.

L’Association des professionnels soudanais (APS), qui a dénoncé une « violence excessive menée par des criminels », a aussitôt demandé aux Soudanais de lui transmettre des preuves. L’APS a par ailleurs accusé que « les autorités sont pleinement responsables », promettant qu’il n’y aura « pas d’impunité ».

Le chef des FSR a, pour sa part, insisté qu’il fallait vite signer un accord de transition, sans quoi le pays risquait une confrontation totale. Sauf que, une dizaine de jours après l’annonce d’un compromis les deux parties n’arrivent toujours pas à trouver un accord.