Soudan : Ban Ki-Moon sur le front du Darfour

Le nouveau secrétaire général des Nations Unies (Onu) a annoncé, mardi, à New York, que l’une des priorités de son mandat sera la crise au Darfour (Ouest du Soudan). Ban Ki-Moon a rencontré, mercredi matin, le représentant spécial par intérim de l’Onu au Soudan et devrait prochainement participer à un sommet de l’Union Africaine sur ce conflit.

Le secrétaire général des Nations Unies (Onu) s’est fixé comme priorité le conflit au Darfour (Ouest du Soudan), qui, selon l’Onu, a fait 200 000 morts et deux millions de déplacés depuis février 2003. « Je commencerai par m’attaquer aux problèmes du Darfour, du Liban, de l’Iran, de l’Irak et de la Corée du Nord », a déclaré Ban Ki-Moon mardi, lors de son entrée en fonction à New York. Le successeur du Ghanéen Kofi Annan a précisé : « La situation de crise au Darfour est placée très haut dans mon programme de travail, je vais y porter mon attention immédiatement ».

Un travail qu’il a qualifié d’« intimidant », mais dans lequel il semble déjà investi. Le Sud-Coréen a rencontré, mercredi matin, le représentant spécial par intérim de l’Onu au Soudan, le diplomate suédois Jan Eliasson. Courant janvier, il doit participer à un sommet de l’Union Africaine (UA), à Addis-Abeba (Ethiopie), où il espère s’entretenir avec le président soudanais Omar el-Béchir. « En m’engageant dans le processus diplomatique, j’espère que nous serons en mesure de résoudre pacifiquement, le plus tôt possible, cette très grave question », a expliqué Ban Ki-Moon.

Travailler tous en ensemble

Le Soudan semble avoir lâché du lest au sujet de l’envoi d’une force mixte UA-Onu. Le 28 décembre, 25 membres du personnel militaire et de police de l’Onu est arrivée dans le Darfour pour aider les quelque 7 500 hommes de l’UA, d’après l’Onu. Toujours selon elle, « le Soudan a finalement accepté mardi le déploiement d’une force hybride des Nations Unies et de l’Union Africaine, portant uniforme national, casque bleu et brassard de l’Union Africaine ». Au final, il devrait y avoir 17 000 militaires et 3 000 policiers de l’Onu et l’UA.

Khartoum resterait toutefois réticente à un déploiement aussi important. « La responsabilité de protéger les citoyens au Darfour incombe au gouvernement de Khartoum. Cet échec de même que le refus d’accepter l’aide place le gouvernement soudanais dans une situation très difficile », a indiqué Ban Ki-Moon. Et de conclure, concernant tous les défis qui l’attendent, « Aucun individu, pas même le secrétaire général de l’Onu, aucun pays, pas même le plus puissant, ne peut résoudre tout cela. L’effort doit être commun ».