Soudan : 12 ministres démissionnent et protestent contre l’accord entre Hamdok et Al-Burhan


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Drapeau du Soudan
Drapeau du Soudan

Au Soudan, 12 ministres ont présenté, ce lundi 22 novembre, leur démission au Premier ministre Abdallah Hamdok en signe de protestation contre l’accord signé entre ce dernier et le général Abdel Fattah al-Burhan.

Un total de 12 sur les 17 ministres issus des Forces de la liberté et du changement (FFC) protestent contre l’accord signé entre le pouvoir militaire et l’armée, au Soudan. Pour exprimer leur désapprobation, ils ont présenté, ce lundi 22 novembre, leur démission au Premier ministre Abdallah Hamdok. Parmi ces ministres figurent les ministres des Affaires étrangères, de la Justice, de l’Agriculture, de l’Irrigation, des Investissements et de l’Energie, de l’Enseignement supérieur, du Travail, des Transports, de la Santé, de la Jeunesse et des Affaires religieuses. « Ce qui s’est passé hier constitue un revers », a déclaré, à l’AFP, Mariam al-Sadeq al-Mahdi, l’une des ministres qui ont présenté leur démission.

Ce dimanche 21 novembre, Hamdok a retrouvé son poste de Premier ministre après avoir signé un accord avec le général Abdel fattah al-Burhan, pour mettre fin à une crise causée par le putsch du 25 octobre. Cet accord, qui revient sur l’ancien système du partage des pouvoirs entre civils et militaires et la libération des personnalités politiques arrêtées depuis le putsch, n’a pas altéré la résistance civile. Après la diffusion de cette cérémonie sur la chaine nationale, des milliers de Soudanais sont descendus dans les rues de Kassala, dans l’Est et Atbara, dans le Nord du Soudan, pour dénoncer la conservation du pouvoir par l’armée.

Depuis le 25 octobre, le Soudan est le théâtre de protestations et de manifestations contre le coup d’Etat mené par l’armée, qui a proclamé l’Etat d’urgence, la dissolution du Conseil de souveraineté et celui des ministres, ainsi que la destitution des gouverneurs et l’arrestation de ministres, de fonctionnaires et de chefs des partis politiques. D’après plusieurs sources, la signature de cet accord ferait suite à la résistance civile et aux appels du respect de l’accord de transition de 2019 lancés par la Communauté internationale.

A lire : Soudan : l’accord entre Hamdok et Al-Burhane n’a pas altéré la résistance civile

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