Sommet extraordinaire de la Cedeao : Ebola toujours source de désaccords

Les chefs d’Etats membres de la Communauté économique des Etats d’ Afrique de l’Ouest (Cedeao) se sont réunis ce jeudi dans la capitale ghanéenne Accra. La Guinée a de son côté reproché à la Cedeao de ne pas s’être montrée solidaire envers le pays pour exiger l’ouverture des frontières. Ce sommet extraordinaire initialement consacré au virus Ebola, a aussi porté sur la crise politique que traverse le Burkina Faso.

Le virus Ebola qui sévit actuellement en Afrique de l’Ouest inquiète les dirigeants de la Communauté économique des Etats d’ Afrique de l’Ouest (Cedeao). Lors du sommet de jeudi, ils ont tenté de faire le point sur la situation sanitaire des pays membres affectés par le virus.
Ebola est toujours source de conflit entre les pays de la sous-région. Les autorités guinéennes n’ont pas tenu à assister au sommet à Accra. Et pour cause, la Guinée reproche à la Cedeao ne pas s’être montré solidaire envers le pays pour exiger l’ouverture des frontières. De ce fait, c’est un ambassadeur accrédité qui a représenté le pays.

A l’issue du sommet, les chefs d’Etat de la Cedeao ont décidé de lever la fermeture des frontières au sien de l’espace ouest-africain. Le Sénégal a donc été sommé d’ouvrir ses frontières par la Cedeao.
Selon eux, aucun Etat ne doit imposer un blocus avec les autres pays membres et ceux même en présence du virus hémorragique. Néanmoins les contrôles sanitaires seront assurés au niveau des frontières.

Crise au Burkina Faso

Les dirigeants de la Cedeao ont aussi tenté de trouver des voies pour mettre fin à la crise burkinabè. Depuis le 30 octobre, le pays des hommes intègres traverse une crise politique majeure. A la veille du sommet extraordinaire de la Cedeao, les chefs d’Etat du Sénégal, du Ghana et du Nigeria se sont rendus au Burkina pour discuter avec les autorités militaires actuellement au pouvoir. Le Président de la Commission de la CEDEAO, Kadré Désiré Ouédraogo, a précisé que le sommet a validé les conclusions de la réunion que les chefs d’Etat ont mené avec les forces vives du Burkina.

Le président sénégalais Macky Sall a été désigné pour accompagner la transition au Burkina Faso qui doit aboutir aux élections en 2015. Cette transition va permettre au pays de sortir de la crise.