Sommet des BRICS en Russie : une banque pour contrer le FMI et la Banque mondiale

Crées en 2009, les BRICS, sont un ensemble qui réunit les pays émergents, le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud. Ils ont tenu leur 7ème sommet le mercredi 8 et jeudi 9 juillet, à Oufa, en Russie, pour réfléchir
sur des thématiques qui préoccupent les dirigeants afin de peser, eux aussi, sur l’échiquier mondial.

Ce 8, jusqu’au 9 juillet 2015 s’est tenu à Oufa, en Russie, le 7ème sommet des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), qui regroupe ces pays émergents décidés à imposer un nouvel équilibre politique à l’échelle internationale grâce à leur poids économique. Exclue du G8 à cause de la crise en Ukraine, la Russie cherche à donner une dimension politique à cet ensemble en quête de légitimité internationale.

En qualité de chef de file, les Russes ambitionnent de faire des BRICS un outil contre le G8 afin de modifier le rapport de force pour un monde multipolaire. D’où l’engagement de sa politique qui consiste à transformer cet espace de dialogue en une véritable composante de partenariat aussi bien au niveau politique qu’économique. Les membres des BRICS envisagent de promouvoir, entre eux, des projets d’intérêt commun, en créant une Banque de Développement en marge de cette rencontre. Si d’un côté, la Russie reste dans une logique de dualité et de bras de fer avec les pays occidentaux, ce n’est pas le cas pour les Brésiliens, les Indiens ou les Sud-africains. Les Chinois, eux, sont motivés par leurs soucis économiques, ce qui justifie leur présence au sein de cette coalition.

L’idée de lancer une Banque de Développement qui leur est commune a germé en 2013. Elle va être concrétisée lors de ce sommet des pays membres. Les BRICS représentent, en terme démographique, 40% de la population mondiale avec un cinquième du PIB du monde. Selon eux, leur démarche visent à s’autonomiser vis-à-vis du Fonds Monétaire International (FMI) et de la Banque Mondiale jugées proches des occidentaux et réticentes à toute proposition de réforme de l’institution financière, qui reste favorable aux pays émergents.

L’Afrique du Sud, seul pays africain à faire partie des BRICS n’assurera pas la Vice-présidence de l’ensemble au profit de la Russie.