Sommet arabe : le point sur l’économie en Tunisie, en Egypte et en Libye

Les ministres de l’Economie des pays arabes sont réunis ce mardi à Bagdad, en Irak, afin de faire un point sur leur situation économique et sociale. La Tunisie, l’Egypte et la Libye, dont les représentants ont pris place à cette réunion, doivent faire face à de multiples difficultés.

Pour la première fois depuis plus de vingt ans, un sommet arabe se tient ce mardi dans la capitale irakienne, à Bagdad. L’occasion pour la Tunisie, l’Egypte et la Libye, où les soulèvements ont fait chuter trois « patriarches », de faire un point sur leur situation économique deux jours avant le sommet de la Ligue arabe. D’après les estimations du ministère égyptien de l’Economie et de la Banque centrale de Tunisie, ces deux pays auront besoin de vingt à trente milliards de dollars au cours des cinq prochaines années pour améliorer les conditions de vie de leurs habitants. Le tourisme et les investissements étrangers, jadis ressources principales aux pays du Nil et de Jasmin, ont énormément chuté. L’Egypte espère obtenir une ligne de crédit de trois milliards de dollars auprès du FMI.

La situation libyenne est différente. Il s’agit d’un pays (pétrolier) qui bénéficie du très haut niveau des cours du pétrole. Selon The Economist, la croissance devrait être en hausse de 22% en 2012. Cette situation favorable facilitera la reconstruction du pays en le rendant davantage attractif aux investissements étrangers.

Sommet de la Ligue arabe : Omar el-Béchir sera présent

Par ailleurs, le Président soudanais, sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour génocide au Darfour, a annoncé sa présence au Sommet de la Ligue arabe qui se déroulera jeudi à Bagdad. « Lors d’un entretien téléphonique avec le Président [irakien] Jalal Talabani, le Président soudanais Omar el-Béchir lui a annoncé qu’il dirigerait lui-même la délégation de son pays au sommet arabe à Bagdad cette semaine », annonce un communiqué de la présidence irakienne.

Le ministère irakien des Affaires étrangères avait indiqué, le 14 mars, que « la protection du Président Béchir (serait) garantie à 100% à l’instar de celle de tous les invités au sommet », rapporte Le Figaro. L’Irak n’a pas obligation de livrer à la CPI le Président soudanais car elle n’est pas signataire du Statut de Rome, fondateur de la CPI. Omar el-Béchir ne reconnaît pas la compétence de la CPI qu’il défie d’ailleurs en voyageant à l’étranger, même dans des pays non-signataires du Statut de Rome.