Six nouvelles victimes dans l’incendie d’un squat de migrants

Six migrants originaires de la Tunisie, d’Egypte, et de la Libye ont péri ce mercredi dans l’incendie d’un squat en Seine Saint Denis à Pantin. Quatre victimes sont mortes brûlées et deux sont décédées par asphyxie.

Le bilan est lourd. Six migrants originaires de la Tunisie, de l’Egypte, et de la Libye sont décédés dans l’incendie d’un squat à Pantin en Seine-Saint-Denis, selon Le Parisien. Quatre personnes ont été retrouvées brulées et deux asphyxiées. « Une bougie mal éteinte aurait propagé le feu dans l’immeuble », a déclaré ce mercredi le ministre de l’Intérieur qui s’est rendu sur le lieu de l’incident ce matin. D’après les évaluations de la préfecture trente personnes squattaient cet immeuble. La plus part seraient sorties à temps. D’autres seraient actuellement hospitalisées. Les pompiers cherchent toujours dans les décombres d’autres victimes éventuelles, a indiqué la préfecture.

« Un drame de la misère humaine »

«C’est tragique ! C’est un drame de la misère humaine. Il s’agit de migrants récemment arrivés. Certains étaient chassés d’un square parisien, près de La Villette. Ils se sont introduits dans ce petit immeuble pour y dormir», selon Bertrand Kern, maire PS de Pantin. Il comptait faire évacuer l’immeuble d’ici peu : «On allait saisir la préfecture pour demander son évacuation, mais le drame est arrivé plus vite ».

Plusieurs incendies de ce type ont déjà été déclarés dans le passé à l’exemple de « la série noire de 2005 ». Trois immeubles furent incendiés à quelques mois d’intervalle dans les quartiers de Paris, à Opéra, Rue du Roi Doré, et le Boulevard Vincent Auriol. Le procès de cet incendie qui avait fait 14 morts dont 17 enfants se déroule en ce moment après avoir été reporté à plusieurs reprises. Selon Promotelec, une société qui s’occupe de la sécurité des installations électriques, 16 millions de logements sont concernés par des risques d’incendie d’origine électrique à Paris. Deux tiers des installations électriques anciennes ne sont plus conformes aux règles de sécurité et sont par conséquent la principale cause d’incendies. D’après l’Institut d’aménagement et d’urbanisme (IAU), près de 174 600 logements privés sont potentiellement insalubres en Ile-de-France (chiffres en 2007), dont bon nombre à Paris.