
Quatre jours, 850 exposants, 39 pays et une question centrale : comment l’Afrique du Nord entend-elle produire davantage et moins dépendre des marchés mondiaux ? La 24e édition du SIPSA-FILAHA, qui ouvre le 18 mai au Palais des expositions des Pins maritimes d’Alger, apporte des éléments de réponse.
De l’élevage à l’agro-industrie : vingt ans de montée en puissance
Pour sa 24e édition, le SIPSA-FILAHA qui se tiendra du 18 au 21 mai 2026 au Palais des Expositions d’Algeraffiche un slogan sans ambiguïté : « Moderniser l’agriculture, renforcer la souveraineté alimentaire et anticiper l’avenir. » Plus de 40 000 visiteurs professionnels sont attendus pour ce qui est le plus grand salon agricole d’Afrique du Nord. Le Niger, la Mauritanie et l’Égypte participent comme invités d’honneur dans le cadre d’un positionnement africain assumé. Les débats couvriront la production animale, la mécanisation, les équipements, les ressources marines et les outils technologiques capables de changer les pratiques agricoles.
Né il y a plus de deux décennies, le salon a élargi son périmètre au fil des éditions. D’abord centré sur l’élevage et les équipements vétérinaires, il a intégré l’agro-industrie, l’exportation et les enjeux de filière. Aujourd’hui, il connecte fournisseurs internationaux, opérateurs algériens et acheteurs du Maghreb et d’Afrique subsaharienne et se positionne comme un hub agricole.
Start-up, huile d’olive et pêche durable : un programme dense
Plusieurs événements accompagnent le salon cette année. Afrika Food Export se consacre aux industries agroalimentaires et à la valorisation des ressources locales. Djazaqua couvre la pêche durable et les produits halieutiques. Un Village de l’innovation présentera des start-up algériennes et africaines. Le concours Oleomed, enfin, récompensera les meilleures huiles d’olive vierges avec quelque 300 échantillons attendus de 23 wilayas.
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Le SIPSA-FILAHA 2026 intervient à un moment où l’Algérie veut accélérer la modernisation de son agriculture, réduire certaines dépendances et mieux valoriser ses productions. À Alger, pendant quatre jours, se croiseront industriels, éleveurs, agriculteurs, start-up et décideurs publics. De quoi faire du salon un rendez-vous attendu et un test grandeur nature des ambitions agricoles algériennes et africaines.



