Si la musique est un langage

Lorsqu’un saxophoniste se fait explorateur, c’est avec ses oreilles qu’il découvre d’abord l’Afrique. Il en revient fasciné, et rapporte avec lui des musiques, des instruments et des sons inédits. Les frontières s’abolissent, il n’y a plus de nom de pays, plus de mots incompris. Le langage musical voyage sans passeport et sait se faire comprendre de toutes les âmes.

 » Si la musique est un langage, les instruments en sont les outils infiniment divers « , écrit Gérard Coppéré, sur le site de son association, Musiques d’ici et d’ailleurs. Si la musique est un langage, ce saxophoniste en a apprivoisé les accords pour parler avec le monde. Les accents africains l’ont fascinés comme la plus pure des poésies. Il a conservé sur son site des bribes de conversations : des images de sanzas G’Baya ou de grands tambours  » parleurs  » Banda de Centrafrique… Si la musique est un langage, Gérard Coppéré partage les émotions de beaucoup d’Africains, du Niger à l’Oubangui.

Voyage au pays des sons

Son site, calme et bleu, place la musique avant toute chose. Mais il ne donne qu’un rapide aperçu de l’immense passion du saxophoniste. L’homme dispose d’une collection de plus de deux cents instruments. Au détour d’une page web, on pourra croiser les courbes musicales d’un arc de Casamance ou le regard perçant d’une harpe africaine à visage humain. Mais ce site est avant tout une invitation. Une invitation à venir voir et écouter les expositions qu’organise l’association de Gérard Coppéré. Un appel à aller lire son Carnet de voyage et à découvrir l’histoire de chaque note, de chaque mélodie, depuis sa genèse. Naviguer sur son site, c’est embarquer pour des horizons lointains, bercé par le rythme envoûtant des djembés et des tambours parleurs.

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Prochaine exposition :

Maison Jules Verne, France, Versailles, du 2 au 24 février

La Passerelle, France, Saint-Brieuc, du 2 au 23 mars