Shyam Seebaluck, le héros mauricien

L’Ile Maurice tient son héros du kick-boxing. Shyam Seebaluck a raflé haut la main la médaille de bronze aux championnats du monde de la discipline à Belgrade. Son retour a été triomphal dans l’Ile. Rien n’était trop beau pour le champion du monde.

En descendant de l’avion, Shyam Seebaluck ne s’attendait pas à être accueilli par une foule en liesse. L’aéroport a été pris d’assaut par les Mauriciens venus saluer leur champion de kick-boxing. Vendredi dernier, Shyam Seebaluck a arraché la médaille de bronze aux championnats du monde à Belgrade.  »

La compétition a été dure. Je me suis donné à fond. J’ai livré mon deuxième combat face à l’éventuel champion du monde qui a reconnu que sa finale avait été plus facile que sa demi-finale contre moi. Ça a été une expérience formidable. Etre troisième mondial, c’est une grande victoire pour nous. J’espère faire mieux dans deux ans à Paris. J’ai raté l’or de très peu « , affirme le numéro 3 mondial des 48-51 kilos.

Bambous en fête

Le village natal du jeune prodige de 17 ans était en fête et a même organisé un défilé en l’honneur de son champion. Son père, le plus grand supporter de Shyam, ne doute pas des capacités de son fils :  » Une médaille de bronze à ce niveau est un exploit. Je déplore toutefois le fait que sa performance semble avoir été ignorée. Shyam n’a que 17 ans et j’espère que l’année prochaine il pourra prendre part aux championnats du monde juniors et pourquoi pas décrocher une médaille d’or cette fois « .

C’est le jeune âge du champion qui a retenu l’attention des spécialistes.  » J’ai reçu les félicitations des membres des autres équipes présentes aux Championnats du monde. Ils ont surtout été impressionnés par mon jeune âge « , répond modestement Shyam Seebaluck. Son entraîneur, Arnaud Vacher, est catégorique : Shyam est une graine de champion.  » Shyam et Cursley (autre boxeur, ndlr) sont jeunes et ils ont le niveau requis. Mais il faut travailler davantage pour devenir champion du monde. Shyam a échoué d’un rien. Etre troisième mondial est déjà un exploit « .

Shyam donne rendez-vous à ses fans dans deux ans à Paris. Car la médaille de bronze  » n’est que le début « .