Shimon Peres à Paris : Noirs et Arabes interdits d’accueillir le président israélien

Itiremia, la filiale du groupe SNCF, est au centre d’un scandale de racisme. Lors de la visite de Shimon Peres, le président israélien à Paris le 8 avril dernier, la société aurait interdit à ses salariés noirs et arabes d’accueillir le diplomate israélien.

Itiremia éclaboussé par un scandale raciste. La filiale SNCF serait-elle raciste ? Le communiqué diffusé par le syndicat SUD-Rail semble le confirmer. Il ne plaide pas en sa faveur. Le communiqué fait savoir une information qui relève purement de la discrimination. Il signale qu’à l’occasion de l’arrivée de Shimon Peres à Paris le 8 avril dernier, la SNCF aurait commandé trois porteurs à sa filiale Itiremia.

Trois porteurs qui s’occuperont des bagages de la délégation israélienne. Le communiqué va plus loin et révèle que la veille, le responsable du site s’était lancé dans un étrange « marché » au sein du personnel, excluant les « Noirs et les Arabes, pour éviter que ces derniers accueillent le chef d’État israélien ».

Un scandale raciste dont les conséquences risquent d’être très lourdes. « Quelques jours avant le 8 mars, on disait : « pas de Noirs et pas d’Arabes », déclare Yacine Chaoui, membre de la commission d’enquête.

Selon LePoint.fr, dès le 6 mars, le management de la filiale de la SNCF a opéré un changement de planning. Avec pour but d’éviter que tout salarié musulman ne se retrouve au contact de la délégation israélienne. Pour l’instant, on ignore la provenance de la décision.

Une véritable cacophonie

Selon SUD-Rail, un responsable du site a répondu aux salariés que l’ordre venait, dans un premier temps, de la Gare du Nord, puis de l’Ambassade d’Israël, puis du Ministère de l’Intérieur et de l’ambassade d’Israël.

Une véritable cacophonie. Personne ne veut prendre ses responsabilités et chacun évite de se frotter à un sujet aussi délicat. L’affaire risque de créer une vive polémique en France, un pays qui compte le plus grand nombre de musulmans en Europe de l’Ouest, à savoir environ 6 millions de personnes.