Sénégal : une élève de 15 ans violée et sauvagement assassinée

Du sang sur la tête et sur les parties intimes de la victime. Il s’agit d’un des crimes les plus crapuleux de ces dernières années. La nommée Awa Diop, élève de 15 ans qui a saisi l’opportunité des vacances scolaires pour travailler et gagner de l’argent qui devait l’aider dans sa scolarité, a trouvé la mort au quartier HLm, à Dakar. Elle a été violée puis sauvagement assassinée, jeudi. Son bourreau court toujours.

(De notre correspondant à Dakar)

En quittant les bancs le temps des vacances pour aider ses parents à amoindrir les charges scolaires, la petite Awa Diop ne doutait aucunement qu’elle avait rendez-vous avec la mort. Elle a en effet été violée avant d’être assassinée par un individu. Des soupçons pèsent sur le vigile chargé de veiller sur les lieux où le viol et le crime ont eu lieu.

Nue et ensevelie sous des gravats

Les faits sont suffisamment graves. Sur les lieux du crime, un morceau de brique en ciment maculée de sang a été trouvé par la police. A côté du corps dissimulé sous des gravats, le slip de la victime imbibé de sang. Celui qui a découvert le corps, le fils du propriétaire des lieux. Ce dernier qui tenait un élevage de mouton sur la terrasse, était venu s’enquérir de l’état de son troupeau. Il n’a eu que le temps d’apercevoir des pieds sous les gravats et du sang dégoulinant. Il a aussitôt pris les jambes à son coup pour aller aviser son père. Après constat, ce dernier a informé les limiers qui se sont dépêchés sur les lieux, avant d’être rejoint par les sapeurs pompiers. Le constat est là. Sur place, gisait le corps d’Awa Diop nue, ne portant qu’un haut. Ses parties intimes tout en sang. Les blessures béantes constatées sur la tête de cette élève laissent supposer qu’elles ont été occasionnées par le morceau de brique trouvé sur place et qui est maculée de sang.

Le vigile, principal suspect, disparaît

Tout porte à croire que c’est le préposé à la sécurité, Mohamed Diop, qui est l’auteur de ces faits criminels. Non seulement, l’on apprend de L’Observateur que le vigile n’a plus donné signe de vie depuis la veille de la découverte macabre, mais aussi, le sieur Diop reste injoignable et aurait même déserté le domicile familial. D’après les témoignages requis sur place, le vigile entretenait des relations amoureuses avec la petite Awa. Le fait qu’il ait disparu un peu avant la découverte macabre, qu’il soit injoignable et qu’il fasse partie des quatre personnes détenant la clé des lieux, outre le propriétaire, son fils qui a fait la découverte et la domestique. Surtout qu’il est préposé à la sécurité des lieux et censé être présent sur place, la veille, au moment où Awa Diop se faisait sauvagement violer avant d’être atrocement tuée. Suffisant pour que la police lance une véritable chasse à l’homme, dans le but de mettre la main sur Mohamed Diop et d’en savoir un peu plus sur ce qui s’est réellement passé dans ce bâtiment, durant la nuit du mercredi à jeudi. Affaire à suivre.