Sénégal : Manuel « valse » avec Taubira contre le racisme

Le ministre français de l’Intérieur, Manuel Valse, a entamé vendredi une tournée africaine qui l’a d’abord mené au Sénégal puis en Côté d’Ivoire. Lors de son passage à Gorée (Dakar), notamment à la maison des esclave, Manuel Valls a lancé un message fort : « Il ne faut jamais accepter le racisme ».

(De notre correspondant à Dakar)

« Il ne faut jamais accepter le racisme ». Ce message est de Manuel Valls, ministre français de l’Intérieur en visite vendredi à l’île de Gorée à Dakar, au Sénégal.

Cette déclaration du patron de la police française intervient quelques jours
après les attaques de l’extrême-droite contre sa collègue, la Grade des Sceaux, Christiane Taubira. Pour Manuel Valls, « Gorée, c’est un lieu de mémoire et c’est aussi un lieu de réconciliation. Mais la réconciliation n’est possible que si on comprend l’histoire et qu’on n’oublie pas ce qui s’est passé ». Revenant sur le scandale du racisme qui secoue actuellement la France, le ministre de l’Intérieur rappelle : « Vous savez qu’en France, il y a un débat sur la résurgence du racisme. Vous savez que Christiane Taubira, la Garde des Sceaux, a été très violemment attaquée comme personne, parce qu’elle est noire, par l’extrême-droite et par la presse d’extrême-droite. Il faut que cela soulève de l’indignation, il faut que cela mobilise la société».

Manuel Valls ne s’est pas arrêté en si bon chemin. Il a en effet indiqué qu’« en venant ici à Gorée, j’ai aussi souhaité faire passer ce message à mes compatriotes : il ne faut jamais accepter le racisme, ce qui nie au fond la personne humaine, ce qui s’est passé ici dans cette Maison des esclaves, a été la négation de la personne humaine et donc, c’est aussi pour moi, en venant ici, l’occasion de le rappeler ».

Manuel Valse fait allusion aux attaques perpétrées contre Taubira d’abord comparée à un singe, ensuite traité de guenon, avant de faire la Une de l’hebdomadaire français d’extrême-droite Minute qui a fait mercredi sa Une avec une photo de Taubira titrée ainsi : « Maligne comme un singe, Taubira retrouve la banane ».